Il avait évoqué lors d’un récent live TikTok sa « volonté de provoquer une tuerie de masse ». L’influenceur masculiniste Paffman comparaîtra le 1er décembre devant le tribunal correctionnel de Lille, notamment pour apologie de viol et d’assassinat, a annoncé vendredi le procureur Samuel Finielz.

Le parquet de Lille a été destinataire mardi d’un signalement Pharos. Paffman est déjà visé depuis août dernier par une enquête du parquet de Lille. Sur ce même réseau social, il avait diffusé des vidéos comportant « notamment des propos susceptibles de relever de l’apologie du viol, à caractère sexiste, « masculiniste » et misogyne », évoque le magistrat.

Interpellé mardi à son domicile et placé en garde à vue, Paffman a reconnu les faits, qu’il a justifiés par « une volonté de « créer le buzz » », selon le procureur. Les enquêteurs ont retrouvé sur son téléphone « plusieurs vidéos évocatrices de menaces envers les personnes diffusées sur les réseaux sociaux ». Après son interpellation, le parquet a décidé de joindre l’enquête ouverte en août 2025 et celle initiée mardi.

Une multitude de chefs d’accusation

Paffman est poursuivi pour divers chefs : apologie de viol, d’assassinat et d’agressions sexuelles, provocation à la commission de viol et d’agressions sexuelles. Mais aussi provocation à la discrimination à l’égard d’une personne ou d’un groupe de personnes, à raison de leur origine ou de leur appartenance ou non-appartenance à une ethnie, une nation, une race ou une religion déterminée, ainsi qu’« injures à raison du sexe ». Il a été placé sous contrôle judiciaire avec interdiction d’utiliser, pendant six mois, les cinq comptes TikTok et le compte YouTube « ayant été utilisés pour commettre l’infraction », précise le procureur.

Apparu dans les années 1980 en réaction au féminisme, le masculinisme défend la suprématie masculine et accuse les femmes d’être à l’origine d’une dégradation des conditions de vie des hommes. Les idées masculinistes gagnent du terrain en France où associations et spécialistes tirent la sonnette d’alarme face à l’impact de ces discours misogynes sur les jeunes générations notamment.