« Une nouvelle génération de Jeux d’hiver »
Après deux semaines de compétitions, le sport a laissé la place à l’art et au spectacle, à Vérone, connue du monde entier comme le lieu du drame de « Roméo et Juliette », pour terminer en beauté la quinzaine olympique italienne, avec notamment la traditionnelle parade des athlètes.
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L’amphithéâtre, avec en son centre une grande scène entourée d’un immense rideau vert et de chandeliers, a mis en lumière la richesse culturelle de l’Italie, de Vérone et des territoires: « un spectacle où l’Italie devient scène », selon la formule des organisateurs.
Cette cérémonie a également mis en valeur la spécificité de ces Jeux, éclatés sur sept sites et 22.000 km2, un éparpillement qui a pu faire peur en amont de l’événement, notamment en matière de transport des sportifs, comme des spectateurs.
Ces JO, en privilégiant les installations existantes, ont inauguré « une nouvelle génération de Jeux d’hiver », a estimé à la tribune la présidente du CIO, Kirsty Coventry.
« Vous avez offert une nouvelle génération de Jeux d’hiver et établi un modèle de référence pour les éditions futures. Vous pouvez être fiers », a-t-elle lancé, juste avant l’extinction des deux chaudrons olympiques, qui avaient été allumés le 6 février dernier à Milan et à Cortina.
Transition avec les Alpes-2030
Comme de tradition, la soirée a servi de trait d’union avec les prochains Jeux d’hiver qui auront lieu dans quatre ans dans les Alpes françaises.
Pour acter la passation entre les deux éditions, le drapeau olympique a donc été officiellement remis aux Alpes françaises – avant l’extinction des vasques olympiques. Fabrice Pannekoucke, président de la région Auvergne Rhône-Alpes (AURA), et Renaud Muselier, président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, ont reçu la bannière olympique des mains de Kirsty Coventry.
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Une Marseillaise revisitée et interprétée par la mezzo-soprano Marine Chagnon a retenti dans les Arènes de Vérone, suivie d’une séquence en direct mêlant artistes et athlètes et d’un film projeté sur les écrans, pour donner un avant-goût de ce que réserveront les JO-2030.
Cette cérémonie a constitué une parenthèse enchantée pour le Comité organisateur des Jeux (COJOP) secoué par le départ de trois de ses cadres depuis début décembre et empêtré dans une crise de gouvernance.
Le drapeau olympique fera son « grand retour » en France lundi à Albertville (Savoie) lors d’une grande soirée sons et lumières, en présence annoncée des médaillés des Jeux italiens.
Une médaille de bronze rentre avec la Team Belgium
Le Team Belgium, qui a délégué un record historique de 30 athlètes, rentre au pays avec une médaille de bronze dans le relais mixte de shorttrack composé de Stijn et Hanne Desmet, Tineke den Dulk et Ward Pétré.
Elle termine 29e dans le tableau des médailles largement dominé par la Norvège. Le pays scandinave de 5,5 millions d’habitants a remporté 41 médailles, dont 18 en or, sur les 116 épreuves disputées qui ont réuni 93 nations.
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Tineke den Dulk et Ward Pétré ont été les porte-drapeaux de la Belgique lors de la cérémonie de clôture. Seize des trente athlètes belges, qui ont participé aux épreuves, étaient présents lors de cette cérémonie: Warre Van Damme, Sandrine Tas, Fran Vanhoutte, Isabelle van Elst, Indra Médard, Kim Meylemans, Nina Pinzarrone, Loena Hendrickx,Maya Cloetens, Eve Bouvard, Marisa Emonts, Marek Mackels, Sam Parmantier, Maximilien Drion en plus des porte-drapeaux.
Au cours de celle-ci, les médailles des deux ultimes épreuves de ski de fond (50 km style classique) dames et messieurs ont été remises par la présidente du Comité international olympique (CIO qui inaugurait sa présidence à l’occasion de ces Jeux. Elles ont permis à la Suédoise Ebba Andersson et au Norvégien Johannes Klaebo d’entendre leur hymne national respectif retentir. Klaebo a ainsi enlevé son 6e titre en six épreuves, record absolu des JO d’hiver.