Frédéric Waseige ne commentera pas la rencontre États-Unis – Belgique
À 37 ans, il est conscient qu’il n’est plus un premier choix. Il apprend à faire avec, sans perdre son esprit de compétition. « Il y a des moments où c’est le feu dans ma tête. Mais ce n’est pas une mauvaise chose non plus. Si je n’ai plus ce feu, ce n’est plus la peine de continuer. J’arrêterai ma carrière quand je serai heureux d’être sur le banc. J’ai envie d’être plus près du groupe, plus concerné. Mais je reste calme et serein. »
guillement
C’est plus simple pour moi de monter quand on mène 2 ou 3-0.
Witsel espère des minutes. Oui mais quand ? Et où ? « Pour l’instant, il a surtout fallu faire des changements offensifs pour revenir dans les matchs. C’est donc logique qu’on ne me fasse pas rentrer. Ce serait plus simple pour moi de monter quand on mène 2 ou 3-0. Je peux rentrer au milieu ou en défense, peu importe où on aura besoin de moi. »
Parmi les joueurs de champ, Witsel fait partie d’un quatuor sans temps de jeu, avec Joaquin Seys, Koni De Winter et le blessé Zeno Debast. C’est là où « le tonton » peut jouer un rôle important pour l’équipe. « Je prends l’exemple de Diego Moreira. Au début, c’était dur pour lui de ne pas jouer. Je lui ai parlé plus longtemps, en lui disant de rester calme. Il a pu jouer contre le Sénégal et il a changé la dynamique du match avec sa fraîcheur. »
Ne lui dites par contre pas qu’il est déjà dans un costume d’entraîneur. « Je suis venu ici pour jouer avant tout », répond-il. Ce qui n’a pas empêché de remarquer une discussion entre lui et Rudi Garcia pendant le match contre le Sénégal, comme s’il s’adressait à son adjoint. « Le coach parle beaucoup avec ses anciens comme Romelu (Lukaku), Thibaut (Courtois), Kevin (De Bruyne), Thomas (Meunier) et moi à l’hôtel. Là, il m’a demandé mon ressenti et je trouvais qu’on devait aller les chercher plus haut. C’est ce qu’on a mieux fait en deuxième mi-temps. »
Pas un papy, pas un coach mais un rôle à part quand même pour Witsel. Avant de peut-être retrouver les États-Unis en huitième, comme il y a douze ans au Brésil pour sa première Coupe du monde. « Ce sera super. Je garde un grand souvenir de ce match en 2014, même si j’avais fini carbonisé avec l’intensité. »