« La première chose à faire est de regarder si le type de vélo choisi par quelqu’un correspond bien à sa pratique. Puis, on déterminera, notamment grâce à une analyse posturale (entre 80 et 100 €), si son vélo est bien réglé (hauteur et recul de selle, taille de cadre, largeur du cintre…) par rapport à sa morphologie », explique François Gilkinet, propriétaire des établissements du même nom à Comblain-au-Pont. »Ensuite, suivant la localisation de la douleur, on pourra jouer sur différentes choses pour empêcher son apparition. »
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« Chez l’homme, cela se manifeste par l’endormissement du sexe, tandis que pour la femme, c’est davantage une vraie douleur au niveau du périnée, reprend notre interlocuteur. On regardera d’abord la qualité de la selle, ainsi que sa forme. Le bassin des femmes étant généralement plus large, il faut privilégier pour elles une selle plus large à l’arrière, avec un bec plus fin (voire parfois l’absence de bec). Pour les plus sportifs qui ont des soucis, il existe des selles faites sur mesure, après une prise d’empreinte par un kiné. Là, ça peut aller jusqu’à 400 € pièce, alors qu’une selle normale de bonne qualité tourne entre 100 et 200 €. Après cela, il faut aussi choisir un bon cuissard, avec une bonne peau (du gel, voire encore mieux de la mousse à mémoire de forme). Là, comptez entre 150 et 200 € pour de la qualité. Enfin, pour celles et ceux qui veulent rouler en “civil”, il existe des boxers avec peau (40 à 50 €). Pour les douleurs aux ischions, appelés aussi les os des fesses (à l’arrière et en bas du bassin), les conseils sont sensiblement les mêmes. »
2. Douleurs de dos
« Une mauvaise position donne de la douleur dans le bas du dos. Sur un vélo électrique ou un VTT, il vaut mieux rester le plus droit possible, tandis que sur un vélo de route (ou un gravel), il vaut mieux rester le plus possible couché. Pour aider à rester droit, je conseille plusieurs choses comme des petites cornes de chaque côté du guidon ou une potence réglable. Quant aux cintres (guidons) dits papillons, c’est-à-dire présentant plusieurs positions possibles, je n’aime pas trop car vous avez parfois les mains qui ne sont pas en prise directe avec les freins, ce n’est pas idéal pour la sécurité. Il en va de même pour les “grandes cornes” sur le guidon, qui vous redressent complètement. »
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« Il s’agira soit d’une mauvaise longueur de potence, soit d’une mauvaise largeur du guidon, indique François Gilkinet. « Sur les positions plus couchées utilisées sur route ou en gravel, évitez le plus possible la position de la nuque cassée, celle que l’on adopte souvent pour regarder loin devant soi. »
4. Douleurs aux mains et poignets
« Il s’agira là aussi principalement d’un mauvais positionnement. Une potence trop courte augmentera la pression exercée sur les mains. On peut déjà ajuster cela, indique notre spécialiste. Sinon, changer les poignées sur les vélos normaux (VTT et vélos de ville) peut apporter plus de confort. Même chose avec une guidoline (ruban souple) plus confortable (avec du gel) pour les guidons de course. On l’oublie très souvent, mais des gants (ou des mitaines) épais (gel ou mousse) peuvent être une partie de la solution ».
5. Divers
– Crème de cuissard. Idéal si vous souffrez d’échauffement à cause de frottements. Choisissez-la pas trop liquide, voire épaisse, car elle part vite avec la transpiration et la chaleur.
– Ne roulez pas avec des chaussures dont les semelles sont trop fines.
– Pensez à porter des chaussettes adaptées, après avoir appliqué de la pommade anti-frottement si votre périple s’annonce long.
– Si vous avez des douleurs à gauche et à droite, pensez à vous rendre de temps en temps chez le kiné, pour « remettre les choses en place ».