D’après Arthur Tanoé, les boissons à base de Spritz restent la préférence numéro un de sa clientèle. « La mode des Spritz commence aussi à évoluer. Avant, je n’avais que quelques commandes de cette boisson alors qu’aujourd’hui, avec le beau temps, beaucoup de personnes sont preneuses », explique-t-il.

« On fait plusieurs déclinaisons du Spritz. Il n’y a pas forcément que l’Aperol. On le prépare aussi au limoncello, par exemple », poursuit celui dont les établissements sont référencés au Gault & Millau.

Le Hugo a-t-il lui aussi dépassé l’Aperol en Belgique ? « Le Hugo reste incontournable et il est davantage mis en avant, mais je ne pense pas qu’il va détrôner l’Aperol, loin de là », affirme Arthur Tanoé. Selon lui, les personnes qui vont privilégier le côté floral du sureau sont minoritaires.

Ce qui se cache derrière le prix de plus en plus élevé des cocktails: « Vous allez remarquer la différence »Des différences au sein même de la Belgique

En revanche, les tendances cocktails en Belgique changeraient en fonction de la région. Le mixologue explique qu’il existe des différences entre la Flandre, la Wallonie et Bruxelles, et même entre les villes d’une même province.

« Dans le nord de la Belgique, on retrouve plus des boissons amères à base de whisky ou de rhum comme le Old fashioned ou le Manhattan, qui sont plus ancestrales, tandis qu’à Bruxelles, on aura plus des alcools acides et latins à base de, tels que la tequila, la Margarita ou le Caïpirinha. En Wallonie, les alcools sont davantage sucrés tels que le Pornstar Martini ou encore le Spritz », observe-t-il.

Au sein de ces établissements, Arthur Tanoé observe que les cocktails les plus vendus sont d’abord les créations maison, préparées à la minute selon les envies gustatives de la clientèle, une spécialité de ses bars. Ce top 1 est également suivi par le Spritz et le Pornstar Martini.

« Il y a un changement de mentalité par rapport à la consommation d’alcool »Le sans-alcool, toujours tendance

Mais la tendance du sans-alcool reste très présente au sein du plat pays. Le bartender souligne qu’au sein de ses établissements, les boissons non alcoolisées font environ 30 % de son chiffre total.

« On fait face à une belle ébullition. De nombreuses personnes optent désormais pour des boissons sans alcool. Avant si on demandait un mocktail, on mettait simplement un jus avec un sirop pour aromatiser la préparation. Mais désormais, nous avons des alcools ‘désalcoolisés’, qui peuvent vraiment s’aligner sur le côté gustatif. Cela plaît de plus en plus aux gens », conclut Arthur Tanoé.