L’artiste franco-algérienne Katia Kameli poursuit son enquête iconographique Le Roman algérien, commencée en 2016, avec un quatrième chapitre intitulé Et l’histoire se répète.
Cette œuvre filmique, projetée à l’église Saint-Blaise dans le cadre de la 57e édition des Rencontres de la photographie d’Arles, se replonge dans le scénario d’un projet de l’écrivaine et réalisatrice Assia Djebar datant de 1977, La Nouba des femmes du Mont Chenoua.
Images actuelles et d’archives d’une Algérie rurale
À la différence des volets précédents, Katia Kameli utilise des éléments autobiographiques pour tisser son récit. Celle qui se définit comme une « traductrice » contribue ainsi à l’écriture d’une mémoire collective, polyphonique, entre des générations de femmes.
Une histoire de transmission, de rites, de savoir-faire, dans une Algérie rurale, entre images actuelles et archives. À la manière d’une nouba, cette suite musicale de l’époque arabo-andalouse présente dans tout le Maghreb et construite selon un mode bien défini, les images se succèdent avec leur symbolique.
De la récolte d’argile près d’une rivière d’où ressurgissent les souvenirs de la guerre d’indépendance, à une scène de danse sur une…