Fraîchement diplômé
Désormais breveté UEFA A, il officiait à l’ACFF depuis un peu plus d’un an lorsque le Standard – il est très proche de Marc Wilmots et de son fils Marten – lui a proposé de devenir adjoint de Vincent Euvrard en remplacement de Gunter Vandebroeck, parti chez les U23 de Louvain.
« Parfois, dans la vie, le train passe et il faut savoir monter dedans », philosophe Legear, tout en prétendant que « si cela avait été un autre entraîneur que Vincent Euvrard, j’aurais peut-être refusé ».
guillement
T1 dans le futur ? On verra. Une chose à la fois. J’ai beaucoup de choses à apprendre.
Vraiment ? « Franchement, j’ai été séduit dès notre premier échange. C’est un coach à la fois humain, généreux et extrêmement méticuleux. »
Précis, consciencieux et convivial, Legear peut aussi être dur et exigeant, sous ses airs de garçon gentillet. Il n’est plus le jeune homme naïf qu’il a pu être à ses débuts.
« C’est un bon vivant en dehors du terrain, mais assidu, appliqué et qui voit juste quand il parle de football », nous résume-t-on. Un jeune entraîneur en développement. Patient. Mais ambitieux.
Il se rêve secrètement T1, plus tard. « On verra. Une chose à la fois. J’ai beaucoup de choses à apprendre », tempère-t-il.
Un précieux passé de joueur
Un profil moderne était recherché au Standard. « Je pense que mes analyses et ma minutie ont décidé Vincent Euvrard à me solliciter. Il apprécie le fait que j’ai un vécu de joueur en première division (NdlR : dont 170 matchs avec Anderlecht) et à l’étranger. Il échange énormément avec son staff (NdlR : les autres adjoints, José Jeunechamps et Frédéric Stilmant sont toujours en place). On se répartit les exercices à l’entraînement et c’est vrai que, vu mon passé de joueur, lors des parties individuelles, je m’occuperai davantage des joueurs offensifs. Cela se fait naturellement. »
Samedi dernier, pendant le premier amical à Verlaine (0-7), « Jona » a déjà apprécié certaines choses mises en place lors des premières séances. « Même contre un adversaire plus faible, il y a des points cruciaux qu’on veut un minimum retrouver sur le terrain. Certains mouvements, certains appels… J’en ai vu, preuve que les garçons sont à l’écoute. »
Ce qui rend Jonathan Legear heureux.