Peu d’installations possibles
L’île de Houx est en effet protégée par le réseau Natura 2000. Il n’est donc pas question d’y bâtir une maison, d’y installer sa résidence ou de transformer les lieux en attraction touristique. Le futur acquéreur devra donc composer avec les arbres protégés (dits « remarquables ») et les règles destinées à préserver la biodiversité.
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À noter que même les contours du bien n’appartiendront pas entièrement au futur propriétaire. La vente porte sur l’intérieur de l’île, tandis que ses berges et ses rives restent entre les mains des voies hydrauliques, donc du domaine public.
Quant à une cabane de pêcheur, un bain nordique ou une petite construction en bois ? C’est possible, mais l’installation devra alors être légère, démontable et surtout obtenir l’accord de l’Urbanisme d’Yvoir et du collège communal. « Il faut s’attendre à ce que ce soit complexe au niveau administratif », prévient Véronique Meyfroidt, la responsable de VM Immobilier, au quotidien.
Une vingtaine d’appels
Ces restrictions n’ont visiblement pas refroidi les amateurs. Depuis la publication de l’annonce, l’agence a déjà reçu une vingtaine d’appels. Un engouement auquel Véronique Meyfroidt ne s’attendait pas, d’autant qu’elle ignorait elle-même que l’île appartenait à un particulier.
L’homme, actif dans le secteur du bois, avait acheté les lieux en 1996. L’île est restée sauvage, couverte notamment de peupliers du Canada, avec pour seuls liens vers la terre ferme un barrage et la passerelle de l’écluse.
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Pour les potentiels intéressés, la propriété mise sur le marché couvre un peu plus de 4 hectares, mais pas toute l’île, car une petite extrémité en amont appartient au Service public de Wallonie. L’acheteur ne fera donc ni une opération immobilière classique ni, probablement, un investissement très rentable. Il s’offrira tout simplement un morceau de Meuse.