Le syndicat des régies publicitaires des télévisions françaises conteste ce décret datant de 1992 qui les «prive d’une ressource vitale».

«L’affaire Lidl» en avril dernier avait mis en lumière un conflit autour de règles en vigueur autour de la publicité à la télévision. Le groupe de distribution, l’un des premiers annonceurs de France indiquait qu’il ne ferait plus de publicité à la télévision. La raison ? Sa condamnation pour infraction à une règle datant de 1992 qui empêche le secteur de communiquer sur des opérations commerciales de promotion limitées dans le temps. Sauf si la disponibilité et les prix des produits vantés sont assurés pendant quinze semaines. «Une anomalie française» sans justification économique ou juridique, dénonçaient déjà les télévisions, qui ont décidé cette fois d’aller plus loin.

Mardi, le syndicat des régies publicitaires des télévisions françaises, l’ADMTV, a annoncé «le dépôt d’une plainte auprès de la Commission européenne» pour contester l’interdiction en France de la publicité télévisée pour les opérations de promotions de la grande distribution».


Passer la publicité

À l’origine, cette interdiction était justifiée par la volonté de protéger les ressources publicitaires de la presse écrite et de la radio, rappelle l’ADMTV. Mais aujourd’hui, elle n’a plus de raison d’être et «prive les diffuseurs TV d’une ressource vitale, au bénéfice exclusif (des) plateformes de partage de vidéo et des réseaux sociaux» a estimé dans un communiqué le président de l’ADMTV, François Pellissier.