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Publié le
8 juil. 2026 à 13h30
Les moustiques et moustiques tigres auraient-ils quitté le territoire maralpin ? Pas vraiment. Sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes s’interrogent quant à une supposée disparition des insectes volants aux piqûres redoutées depuis le printemps 2026. Pour obtenir des réponses, la rédaction d’actu Nice a interrogé Fabrice Dassonville, responsable du service santé environnement à la délégation départementale des Alpes-Maritimes de l’Agence régionale de santé (ARS).
« Des signaux équivalents »
En ce début de mois de juillet 2026, le constat posé par l’Agence régionale de santé est clair, les moustiques n’ont pas disparu. « En termes de suivi, on a un réseau de pièges stratégiques pour identifier le moustique tigre. Les signaux sont équivalents à l’année dernière et ne sont pas du tout à la baisse », assure Fabrice Dassonville.
Le membre de l’ARS tente d’expliquer cette impression venant d’une partie de la population maralpine.
Pour lutter contre la population de moustiques, la base, c’est éliminer les larves. Un gros travail a été effectué par de nombreuses communes des Alpes-Maritimes, pour mettre en place des principes de précaution et anéantir les lieux de ponte.
Fabrice Dassonville
Responsable du service santé environnement à la délégation départementale des Alpes-Maritimes de l’Agence régionale de santé
Pour justifier cette prise de conscience, « bénéfique pour les populations », le spécialiste évoque le foyer autochtone à Antibes qui a agi « comme un révélateur ». Pour rappel, 103 cas autochtones de chikungunya ont été recensés en 2025, le plus gros foyer français de l’histoire en métropole.
Une première en France
« Dans le contexte du réchauffement climatique, le dernier cas autochtone l’année dernière a été constaté en novembre. La période des moustiques n’est plus limitée à l’été, les populations ne s’effondrent plus à l’automne. » Si le moustique tigre est désormais installé dans les Alpes-Maritimes et dans une grande partie de la France, l’ARS tient à rappeler que des solutions existent pour lutter contre sa prolifération.
« Cette année, on a fait quelque chose d’unique en France. Nous sommes parvenus à réunir les pouvoirs publics locaux pour les acculturer aux démarches à suivre », se félicite Fabrice Dassonville.
Parmi les actions mises en place, on peut retenir les formations dispensées à des agents communaux, les interventions de la protection civile dans les magasins de bricolage du département ou encore la création d’une brigade anti-moustique à Mougins. Des communes comme Nice ont également réuni les syndics de copropriété pour lutter contre les sources d’eau stagnante.
Un appel à la vigilance
Épargné par les cas autochtones de chikungunya, le département des Alpes-Maritimes n’en est pas pour autant protégé.
Les habitants doivent rester vigilants quant au lieu de ponte rendu possible à cause des eaux stagnantes. Fabrice Dassonville rappelle que « quand on a des symptômes, il faut absolument aller consulter ».
Le spécialiste de l’ARS ajoute que pendant la période de contagion, « il faut vraiment respecter les mesures restrictives. Ce non-respect des mesures a été un problème l’année dernière ».
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