La photo date un peu. Mais « Jeannot » n’avait guère changé. Jean Gontero faisait partie de ces personnes que l’on ne voyait ni vieillir, ni, d’ailleurs, changer d’humeur quelles que soient les circonstances. Avec sa petite moustache bien taillée et ses lunettes, Jean aurait pu ressembler au père ou au grand-père de l’un d’entre nous tous.
À « La Provence », nous l’aimions bien à force de l’avoir côtoyé, depuis 1989 et son entrée dans la vie politique locale en tant qu’élu au sein du conseil municipal de Martigues. Paul Lombard, l’ancien maire, l’avait pris à ses côtés pour en faire, d’abord, son conseiller municipal en charge des quartiers de Saint-Julien, Saint-Pierre et les Laurons, puis comme adjoint aux travaux, aux marchés publics, à la voirie, aux espaces verts et aux cimetières.
À une époque où la ville était en plein développement, les occasions de parler infrastructures et projets ne manquaient pas. Et à ce petit jeu, Jean Gontero se montrait intarissable lorsqu’on le rencontrait. Il faut dire que la vie de sa ville le passionnait.
Foot, ski, travaux…
D’ailleurs, après sa carrière à Naphta, il avait décidé de donner un tournant plus poussé à ses engagements syndicaux et associatifs. Militant, il avait, aussi, été ancien joueur du Football Club de Martigues, président du Cercle de Saint-Julien puis président et entraîneur du Ski-club de Martigues durant 25 ans. Le maire de Martigues Gaby Charroux lui a rendu hommage.
« Avec sa disparition, Martigues perd l’un de ses serviteurs les plus fidèles. Jean était de ces hommes discrets dont l’engagement quotidien contribue à construire une ville plus humaine et plus solidaire » a-t-il déclaré. Si « Jeannot » avait quitté le conseil municipal en 2014, il s’intéressait toujours à la vie de sa commune. Sourire aux lèvres, il nous accostait pour nous demander des nouvelles, avouant, lui, avoir quelques petits pépins de santé.
Jean Gontero est décédé il y a quelques jours à l’âge de 83 ans et a été inhumé mardi 7 juillet. « Jean restera dans nos mémoires comme un homme loyal, généreux et profondément humain. Un homme qui préférait toujours ce qui rassemble à ce qui divise » a loué Gaby Charroux. Pour donner raison au maire, on dira, pour l’anecdote, que l’on sentait parfois Jean un peu embêté lorsque Paul Lombard laissait éclater sa colère et que Jeannot, lui, vous glissait sitôt après, un petit mot gentil avec la bonhomie qui le caractérisait.
En ces circonstances, « La Provence » adresse ses sincères condoléances » à la famille.