Alors que de nombreux experts occidentaux font état d’une situation de plus en plus compliquée pour la Russie sur le front ukrainien, l’ancien commandant en chef des forces armées ukrainiennes, Valerii Zaloujny, appelle à ne pas tirer de conclusions hâtives.

Dans une tribune intitulée « N’assumez pas que la Russie a perdu la guerre » et publiée dans les colonnes du Telegraph, il écrit qu’affirmer que la Russie a perdu la guerre est « inexact et dangereux ». « La guerre moderne est une guerre d’usure. Le succès sur le champ de bataille se mesure en mètres. Les attaques ukrainiennes infligent de réelles pertes à Moscou, mais elles sont coûteuses. La Russie, de son côté, riposte avec une force égale, voire supérieure. Ni Moscou ni Kiev ne peuvent espérer une victoire définitive », déclare-t-il, selon Meduza.

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Il explique que si la ligne de front est importante, elle n’est pas l’élément déterminant d’un conflit.

Pas de vainqueurs incontestables

Valerii Zaloujny insiste également sur la nécessité « d’investir dans la défense aérienne et de renforcer la résilience sociale », car la Russie continuera de frapper des villes ukrainiennes.

Selon lui, une guerre d’usure n’a pas de vainqueurs incontestables. « Son issue dépendra de l’endurance et du type de société capable de supporter les charges économiques, militaires et psychologiques d’un conflit prolongé tout en conservant le soutien international. »

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Il s’interroge également sur les capacités de l’Otan à entrer dans un conflit. « Créée en pleine guerre froide pour contenir l’Union soviétique, l’alliance a pour principe d’éviter l’escalade. Or, la nature de la guerre a évolué : drones, frappes de précision, cyberguerre, innovations technologiques. Autant d’éléments qui exigent une approche différente », écrit Valerii Zaloujny.

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