35 kilomètres de barrières et 88 groupes électrogènes
Pour délimiter, sécuriser et organiser les différents espaces, pas moins de 35 kilomètres de barrières sont installés. De quoi, mises bout à bout, relier Dour à Mons et presque effectuer le trajet retour.
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L’alimentation électrique constitue un autre défi. Le festival utilise 88 groupes électrogènes pour faire fonctionner ses différentes installations. Scènes, bars, stands de restauration, campings et espaces techniques : pendant quelques jours, toute une infrastructure temporaire doit fonctionner presque sans interruption.
Sur le site, les festivaliers ont accès à 22 bars et 48 stands de restauration. Il faut aussi prévoir les besoins les plus élémentaires d’une foule aussi importante. Quelque 1.800 toilettes sont installées, auxquelles s’ajoutent 30 conteneurs d’urinoirs et 450 douches. L’accès à l’eau est assuré grâce à 22 conteneurs ou points individuels.
28.000 tentes attendues
La logistique ne s’arrête évidemment pas aux portes du festival. Les campings constituent à eux seuls une véritable ville de toile. Cette année, quelque 28.000 tentes y sont attendues.

Les campings constituent à eux seuls une véritable ville de toile. ©derdeoog
Acheminer tous ces festivaliers représente un autre casse-tête. Les parkings offrent 18.000 places et 22 navettes sont mises en circulation. Durant plusieurs jours, des flux considérables de personnes, de véhicules et de matériel doivent être absorbés autour d’un site qui accueille habituellement… des champs.
Une fois à l’intérieur, les volumes continuent d’impressionner. Pas moins de 460.000 gobelets réutilisables sont mis en circulation. Près d’un demi-million de contenants qu’il faut distribuer, récupérer, laver et remettre à disposition.
211 tonnes de déchets
Une telle concentration humaine génère inévitablement une montagne de déchets. Lors de la dernière édition, 211 tonnes ont été collectées. La moitié a pu être recyclée.
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Et quand les festivaliers quittent le site, ils n’emportent pas toujours toutes leurs affaires. La dernière édition a laissé derrière elle 790 objets perdus. Une petite consolation : la moitié d’entre eux ont finalement retrouvé leur propriétaire.
Des 35 kilomètres de barrières aux 460.000 gobelets, en passant par les 28.000 tentes, les chiffres montrent ce que le public ne voit pas toujours. Avant que les premières basses ne résonnent et que les festivaliers n’envahissent le site, le Dour Festival est d’abord un gigantesque chantier logistique. Une ville de plus de 100 hectares montée pour quelques jours, puis presque entièrement effacée du paysage jusqu’à l’année d’après. Parce que Dour vaut le détour !