Le groupe Gerald Hibert fait aveu de faillite pour 21 de ses sociétésPlan de redressement

Le but de cette PRJ est donc d’établir un plan de redressement pour Sogefibel où sont logés quelques biens belges comme l’Apple Store à Ixelles mais surtout des actifs français.

Des actifs vont être vendus pour faire rentrer de l’argent et montrer que la PRJ est une structure viable

« Des actifs vont être vendus pour faire rentrer de l’argent et montrer que la PRJ est une structure viable. On est au début d’un nouveau parcours. On est dans une perspective dynamique. La perspective est beaucoup plus triste pour les 21 sociétés mises en faillite, mais rien ne dit que cela ne va pas bien se passer », nous a aussi déclaré Me Michel Forges, l’avocat de Gérald Hibert. Ce dernier s’est d’ailleurs montré très ému lundi, lors de réunion avec les dix curateurs nommés par le tribunal de l’Entreprise.

C’est à Me Aydogdu qu’il reviendra de présenter ce plan de redressement. Un plan qui ne sera certainement pas finalisé au terme du premier sursis de 4 mois pour une PRJ. « On va commencer à négocier. C’est un processus qui va durer », nous a-t-il expliqué.

Il est donc beaucoup trop tôt pour savoir si les Family & Friends qui ont prêté environ 80 millions d’euros à Sogefibel vont retrouver leur mise, ou une partie de celle-ci. On a entendu dire qu’ils pourraient être amenés à accepter de transformer une partie de leurs créances en « equity » (capital). Ils deviendraient ainsi actionnaires de Sogefibel.

Une journée sombre pour le promoteur Gérald Hibert

Il est aussi trop tôt pour avoir si la vente des nombreux actifs logés dans les 21 sociétés en faillite (dans lesquelles il y a notamment la galerie Louise à Ixelles, des espaces commerciaux à Bruxelles, Liège ou Namur et le château Fond Roy à Uccle qui a appartenu au maréchal Mobutu), permettra aux banques de récupérer leurs prêts pour environ 300 millions. Même inconnue pour les 30 millions que Gérald Hibert doit aux administrations publiques.

Possibilité de recours des banques

Ce qui est sûr c’est que, conformément à la loi hypothécaire, les banques passeront avant l’administration fiscale. Elles bénéficient aussi d’une possibilité de recours vis-à-vis de la société Sogefibel qui s’est portée garante pour une partie des engagements. Ce point devrait du reste être clarifié dans le cadre de la PRJ.

Bref, il est donc trop tôt pour savoir qui va récupérer quoi. Ce qui est certain c’est que tous les créanciers, en particulier les « Family & Friends », devront se montrer patients.