Les affaires compensatoires liées à l’achat des avions de combat F-35 devraient générer davantage de retombées pour les entreprises suisses que prévu. Selon les chiffres présentés mardi par Armasuisse, les contrats conclus avec l’avionneur américain dépassent désormais l’objectif fixé par la Confédération.

Un peu comme un commandant de bord qui rassure ses passagers pendant un vol, Armasuisse a voulu envoyer un signal positif au contribuable. Le message: l’acquisition du F-35 ne profite pas seulement à l’aviation militaire, mais aussi à l’industrie suisse.

Dans les contrats signés avec l’avionneur américain, le volume d’affaires compensatoires doit atteindre 60% du prix négocié, soit environ 3 milliards de dollars. Selon les chiffres communiqués par Armasuisse, ce taux atteint désormais 73%.

Parmi les nouveaux projets de compensation figurent notamment un centre de formation dédié à la maîtrise des moteurs du F-35A, le développement de capacités de production et de réparation de la verrière de son cockpit.

>> Les précisions de La Matinale : Les retombées économiques des F-35 s’annoncent meilleures que prévu / La Matinale / 1 min. / hier à 06:19 Quelle répartition?

« Ce ne sont pas encore des contrats signés, c’est la base pour la discussion. Mais nous sommes assez convaincus de vouloir réaliser le projet comme planifié », a souligné dans le 12h45 Urs Loher, le chef de l’armement de l’armée.

Les chiffres présentés montrent aussi la répartition des retombées attendues. Un peu moins d’un tiers des contrats compensatoires sont directement liés à l’acquisition du F-35 et à ses technologies.

Une autre part importante concerne des domaines liés à la sécurité et à l’armement. Ces activités devraient représenter 45% des affaires compensatoires attribuées à l’industrie suisse.

Environ 30% pour la Suisse romande

La répartition géographique profite largement à la Suisse alémanique, qui devrait concentrer environ 65% du volume des affaires compensatoires.

La Suisse romande devrait toutefois bénéficier d’environ 30% du « gâteau ». Le Tessin reste largement minoritaire dans cette répartition.

Sujet TV: Thierry Clémence

Texte web: hkr