« La première année est essentiellement consacrée aux découvertes et à la sociabilisation du chien », explique Gontrand Fourneau, maître-chien au sein de la zone de police Ans/Saint-Nicolas. Que ce soit dans les gares, sur les marchés, à l’aéroport de Liège ou même dans des discothèques, Diane devra apprendre à évoluer dans des environnements bruyants où elle pourrait être amenée à intervenir. Et malgré son jeune âge, les premiers résultats sont déjà encourageants.
Quartz, le nouveau chien d’intervention de la zone de Police Ans/Saint-Nicolas, est malheureusement décédé : ce sera son chiot qui va lui succéder« Un ambassadeur, du contact, de la visibilité et du renfort »
« Diane se porte bien. Elle est très joueuse et pleine d’énergie », raconte son maître avec le sourire. Un petit compagnon dynamique qui permettra également à la zone de police de renforcer sa proximité avec les citoyens.
Elle jouera le rôle d' » ambassadeur, de contact, de visibilité et de renfort aux collègues pour différentes missions qui, aujourd’hui, sont effectuées par plusieurs policiers », résume Christophe Dekens, chef de corps de la zone de police Ans/Saint-Nicolas.
« Ce projet est avant tout l’aboutissement d’une volonté clairement exprimée par nos deux bourgmestres, Grégory Philippin et Valérie Maes, qui souhaitent une police toujours plus visible, plus accessible et plus proche des citoyens d’Ans et de Saint-Nicolas », précise le chef de corps.
« Le maître-chien répond parfaitement à cette philosophie. Bien entendu, il constitue un renfort précieux lors d’interventions parfois complexes, mais il est aussi un formidable facilitateur de contacts. Un chien crée naturellement le dialogue, permet d’aller plus facilement à la rencontre des citoyens et renforce le lien de confiance avec la population. »
Un effet dissuasif
Un lien essentiel pour rassurer les habitants dans une zone parfois confrontée à des faits de violence et au trafic de stupéfiants.
« Sur Saint-Nicolas, nous avons plusieurs zones que nous qualifions de hot spots en matière de nuisances, notamment liées au trafic de stupéfiants. On peut prendre l’exemple de la rue Saint-Nicolas, à la frontière avec la ville de Liège. C’est un quartier qui vit quasiment en permanence : les commerces y restent ouverts très tard. Les heures de fermeture des night shops ne sont pas les mêmes à Saint-Nicolas et à Liège. Ce sont autant de petites subtilités qui compliquent le travail de nos équipes », explique Cyril Paesmans, directeur des opérations de la zone.
Des patrouilles pédestres ont ainsi été remises en place dans la rue Saint-Nicolas, avec une présence renforcée sur le marché le mercredi, où un phénomène important de mendicité a été constaté.
À terme, l’arrivée de Diane devrait également avoir un effet dissuasif sur ce type de nuisances. Mais avant d’intervenir sur le terrain, le jeune chiot a encore beaucoup à apprendre. Le duo maître-chien devrait être pleinement opérationnel d’ici à la fin de l’année 2027.