Ce n’est pas l’histoire d’une panne mais celle des peintres qui faisaient le voyage depuis Paris jusqu’à ce bout du monde à la belle saison, à la fin du XIXe siècle. À quelques kilomètres de Pont-Aven, Gauguin et ses amis Meyer de Haan et Sérusier ont atterri au Pouldu, chez l’aubergiste Marie Henry.
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Depuis l’an dernier, un nouveau musée raconte leurs séjours ici. Et commence par faire éprouver au visiteur les « joies » du trajet en 1886. Ici, pas d’œuvres originales des grands maîtres mais des reproductions et une immersion dans leur quotidien. On quitte le Paris haussmannien pour aller vers la gare débute Maud Naour la directrice du centre.
« Seul l’escalier tourne dans l’autre sens »
Depuis 1989 déjà, l’auberge de Marie Henry avait été reconstituée. Les peintres y avaient décoré la salle manger entièrement, murs et plafond compris. Le bâtiment où ils ont œuvré a subi beaucoup de modifications. C’est toujours un café aujourd’hui. La mairie avait donc reconstitué le décor dans une maison quelques rues plus haut, qui présente la même organisation interne. Seul l’escalier tourne dans l’autre sens détaille la directrice du centre Gauguin.
La vie de l’aubergiste Marie Henry est racontée en BD. | AURORE TOULON
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La vie de l’aubergiste Marie Henry est racontée en BD. | AURORE TOULON
Un centre d’interprétation prolonge désormais cet équipement : 400 m² de visite, guidée par un audioguide en plusieurs langues, qui éclairent la reconstitution de l’auberge. Les activités des paysans de l’époque, la vie de Marie Henry en BD, une galerie rêvée des œuvres produites ici…
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Le vrai fil rouge c’est le territoire, martèle Maud Naour. Les artistes et notamment Gauguin passent leur temps à observer, pour comprendre l’âme du pays. Dès 1886 il découvre déjà le Pouldu au cours d’excursions. En 1889, il décide d’y prendre une chambre… Depuis le printemps, une nouvelle salle agrandit encore un peu l’espace à visiter : l’atelier de Charles Filiger a été reconstitué à côté de l’auberge. Il est arrivé après les autres, en 1890, retrace Maud Naour. Les peintres avaient transformé l’appentis en bois en atelier. C’est devenu la chambre-atelier de Filliger.
Centre d’interprétation Gauguin l’atelier du Pouldu, 10 Rue des Grands Sables, Clohars-Carnoët. Ouvert tous les jours en juillet-août de 10 h 30 à 19 h. Tarif plein 7 €, 12-18 ans 5 €, gratuit moins de 12 ans.