James Bond a ses fans et ses fous… Barbara Broccoli, la productrice historique de la franchise James Bond, affirme avoir été profondément marquée par plus de dix ans de harcèlement subi de la part d’un homme convaincu que « James Bond ne peut pas être mort ». Selon le Times, elle aurait même été contrainte de vendre sa maison familiale et vit désormais dans une « peur constante » pour sa sécurité.

Lors d’une nouvelle audience judiciaire lundi 6 juillet, la productrice de 66 ans a décrit l’impact psychologique de cette affaire : « Il a suscité une anxiété et une détresse considérables. C’est une situation qui me ronge l’intérieur », a-t-elle déclaré. « Il a affaibli ma confiance en moi et nui à mon bien-être. Je crains constamment pour ma sécurité ; je suis toujours sur mes gardes, sans cesse à surveiller mes arrières. »

L’homme mis en cause, Daniel Wilson, un Londonien de 37 ans, a de nouveau comparu devant la justice. Il a été condamné à une hospitalisation psychiatrique à durée indéterminée après avoir mené une campagne de harcèlement qualifiée d’« implacable et inquiétante » contre la productrice, tout en violant également à plusieurs reprises une mesure d’éloignement.

Une obsession autour de James Bond

L’affaire remonte à 2009, lorsque Daniel Wilson se lie d’amitié avec le fils de Barbara Broccoli au lycée. Il développe alors une obsession pour la productrice. À une occasion, il dépose devant la porte de son domicile un buste en bronze d’Albert « Cubby » Broccoli, le père de Barbara Broccoli et le producteur qui a porté James Bond à l’écran dans les années 1960. Il réclame ensuite de l’argent pour cette œuvre, ainsi que pour sa prétendue « contribution » au scénario de Skyfall, le 23ᵉ volet de la saga.

Le harcèlement se poursuit au fil des années. En 2017, il se présente au domicile de Barbara Broccoli, provoquant la peur de deux de ses amies présentes sur place. La justice lui interdit officiellement tout contact avec la productrice. Malgré cela, Daniel Wilson continue de lui envoyer des messages pendant plusieurs années, selon le quotidien britannique.

Selon les éléments présentés devant la Crown Court de Southwark, Daniel Wilson aurait également enfreint cette ordonnance restrictive en 2025. Le jour de la Saint-Valentin, depuis une chambre d’hôpital, il aurait laissé plusieurs messages vocaux menaçants à Barbara Broccoli en chantant à plusieurs reprises des paroles du morceau de rap Murder on My Mind du rappeur YNW Melly, dont le titre signifie « Je pense au meurtre ».

Il aurait également violé la mesure d’éloignement le 12 février de la même année en publiant sur les réseaux sociaux des messages à caractère sexuellement explicite contenant le nom et les coordonnées de Barbara Broccoli.

« James Bond ne peut pas être mort »

L’obsession de Daniel Wilson semblait notamment liée au destin du célèbre espion britannique. Lors d’une précédente audience, il avait interrompu les débats en criant : « James Bond ne peut pas être mort », après la mort du personnage dans Mourir peut attendre, dernier volet dans lequel Daniel Craig incarnait l’agent 007 pour la cinquième et dernière fois.