Ibrahim Molough

Par Ibrahim Molough

Publié le 09 juillet à 19h42

Ramener des souvenirs de vacances, oui… mais pas n’importe lesquels. L’an dernier, près de 7,5 tonnes de produits à risque ont été saisies à l’aéroport de Bruxelles lors de contrôles des douanes et de l’AFSCA sur des voyageurs revenant de pays hors de l’Union européenne. Pour comprendre ce qui est interdit et pourquoi, Laxmi Lota et Dominique Schockaert ont suivi l’un de ces contrôles à l’aéroport de Bruxelles.


Ramener des aliments de vacances peut sembler anodin. Pourtant, certains voyageurs découvrent, à leur retour en Belgique, que certains produits sont tout simplement interdits.

Lors d’un contrôle à l’aéroport de Bruxelles, un voyageur en provenance de RDC voit plusieurs kilos de poisson cru et des feuilles de manioc retirés de ses bagages. « C’est interdit », reconnaît-il après l’intervention des agents.



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Une autre voyageuse comprend également pourquoi les fruits qu’elle transporte sont confisqués. « Je comprends à 100 %, mais il fallait nous prévenir qu’on n’amène pas ça », regrette-t-elle.

Ces contrôles sont menés par les douanes et l’AFSCA (Agence fédérale pour la sécurité de la chaîne alimentaire). Leur objectif est d’éviter l’introduction de maladies ou d’insectes susceptibles de menacer l’agriculture et l’élevage européens. Ils sont organisés une à deux fois par mois à l’aéroport de Bruxelles, avec des bagages sélectionnés en fonction des vols et des pays d’origine.

« C’est délicieux, mais ce n’est pas le problème »

« Pour les pays d’Afrique, on se concentre surtout sur la nourriture et également sur la drogue de plus en plus. Pour l’Amérique latine, le focus est sur la drogue. La Turquie, c’est souvent les cigarettes », explique Kristian Vanderwaeren, administrateur général des douanes belges.



Le poisson ne peut être importé que s’il est éviscéré ou séché. Dans les bagages d’un autre voyageur, les contrôleurs saisissent également des papayes, des mangues et de la canne à sucre.

« C’est délicieux, mais ce n’est pas le problème », explique Peter Gysegom, contrôleur à l’AFSCA. « Le problème est qu’avec ces produits, on peut importer des insectes et des maladies qui ne sont pas encore présentes dans l’Union européenne. »

Tous les aliments ne sont toutefois pas interdits. Annie peut ainsi conserver les légumes secs, le thé et les épices qu’elle rapporte de vacances. Ses bananes sont également autorisées, tout comme les ananas, les durians, les dattes et les noix de coco.

Près de 900 voyageurs interpellés en un an

La viande séchée est, elle aussi, interdite. Plus largement, toutes les viandes et tous les produits laitiers sont concernés par cette interdiction.

L’an dernier, près de 900 passagers ont été interpellés pour avoir transporté des produits végétaux ou d’origine animale interdits. Au total, près de 7,5 tonnes de produits à risque ont été saisies à l’aéroport de Bruxelles.



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