Sur Radio Haïfa, il a ajouté :

« C’est émouvant. Pour la première fois de ma vie, j’ai versé une larme. Les négociations ont été ardues et complexes, avec des heures de réunions chaque jour. Quand l’accord semblait échouer, je n’y croyais plus. Mais aujourd’hui, personne n’est plus heureux que moi. Tout a commencé quand il était petit : à la maison, à l’école, par le respect des autres et en étant quelqu’un de bien. C’est un garçon que Dieu a béni sur le plan footballistique. Son père lui a tracé la voie : travailler, travailler, travailler. Je lui ai toujours dit : “Ne parle pas, travaille.” »

De nombreux clubs le convoitaient, ce qui a compliqué les discussions : à chaque nouvel entrant, le prix augmentait. Ipswich était prêt à verser 30 millions d’euros, dépassant ainsi l’Inter. Dans les moments de tension maximale, un certain chaos s’est installé et Anan a fermé la porte àtoute autre proposition, répétant qu’il ne jouerait qu’à l’Inter. L’Inter le voulait et a toujours affiché une grande conviction. L’entraîneur lui a téléphoné pour lui assurer : « Ne t’inquiète pas, tu ne joueras qu’ici. »Un joueur acheté à ce prix n’est pas recruté pour rester sur le banc ; je ne vois personne de son niveau capable de lui disputer sa place. »

« L’équipe nationale ? C’est son rêve. Il a très envie de disputer la Coupe du monde ; espérons que nous nous qualifierons pour une grande compétition. L’équipe nationale passe avant tout : il fera tout ce qu’il faut, que ce soit pendant cinq minutes ou plus. Dans la vie de tous les jours, Anan est incroyablement calme. En revanche, sur le terrain, c’est un véritable taureau. »