Cette année, en Wallonie, l’événement devait se dérouler en six endroits, ce dimanche 12 juillet à 15 h. Parmi eux, donc: le lac de Genval. Le Yacht Club local possède un ponton, d’où il est aisé de sauter. Le lac brabançon n’est pas repris comme lieu de baignade, mais le « Big Jump » y est d’habitude toléré.

Ce rendez-vous est traditionnellement organisé par le Contrat de rivière Dyle-Gette (CRDG) et l’ASBL Bubbles & More, un club de plongée qui restaure les coraux en Guadeloupe et en Tanzanie. Les Communes de Rixensart et d’Overijse apportent leur soutien (le lac est à cheval entre la Flandre et la Wallonie).

Un surcroît d’eaux usées

Toutefois, ce Big Jump a été annulé, ce jeudi. En cause: une mauvaise qualité de l’eau. Par mesure de prudence, les organisateurs avaient en effet procédé à des analyses. Or, celles-ci ont montré un doublement des normes acceptables pour deux types de bactéries: l’Escherichia Coli (1 713 unités pour 100 ml, alors que la norme est de 900 pour 100 ml) et les Entérocoques intestinaux (720 unités pour 100 ml, alors que la norme est de 330 pour 100 ml). Ces deux bactéries sont liées aux matières fécales. Elles peuvent provoquer différentes pathologies en cas d’ingestion: diarrhées, gastro-entérites, etc.

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Cette mauvaise qualité s’explique par un surcroît d’eaux usées. Dans le bassin hydrographique qui alimente le lac, il existe visiblement encore des habitations qui ne sont pas raccordées aux égouts ou qui ne possèdent pas de système d’épuration individuelle (SEI). Les événements climatiques de juin – canicule et orages – ont sans doute aussi joué.

Du côté du CRDG, on est déçu mais on trouve dans cette pollution la confirmation que le message porté par les Big Jumps est « plus que jamais opportun ». « Cela prouve combien il est nécessaire de poursuivre et même d’accélérer les efforts d’assainissement des eaux douces, indique Isabelle Delgoffe, la coordinatrice adjointe et chargée de mission. La qualité des eaux a certes progressé depuis les années 1990, quand les efforts en matière d’épuration ont été entrepris. Cependant aujourd’hui, cette qualité stagne pour une série de raisons. Il faut donc aller plus loin. »