Surpopulation carcérale – Le bracelet électronique pour les personnes condamnées à maximum 18 mois
Après l’agression, il a ligoté son ex-compagne et a disparu avec leur fille, âgée de quatre jours à peine. Le couple s’était rencontré en octobre 2024 via une application de rencontre. Ils avaient emménagé ensemble à Diest peu après, et la femme était tombée enceinte. Mais la relation s’est rapidement dégradée. En août 2025, la police avait déjà dû intervenir pour des problèmes intrafamiliaux, contraignant l’homme à quitter le domicile. Ayant entre-temps perdu son logement social à Aarschot, il se retrouvait sans domicile fixe au moment des faits.
Arrestation immédiate
Le tribunal a retenu, outre la tentative de meurtre, des faits de traitement inhumain, de privation illégale de liberté et de menaces à l’égard de son ex-compagne. Il a également été condamné à verser une indemnisation provisionnelle de 10 000 euros à chacune des deux victimes.
Le parquet a requis l’arrestation immédiate du suspect après le prononcé du jugement, en raison d’un risque de fuite jugé réel. Le tribunal a notamment tenu compte du fait qu’il n’avait pas exécuté une peine de travail prononcée contre lui par le passé. Il n’était lui-même pas présent à l’audience.
La ministre flamande Zuhal Demir alerte sur le record de bracelets électroniques
« Il est hallucinant que cet homme se promène désormais en liberté », réagit Robby Loos, l’avocat des victimes. « Il avait pu quitter la prison sous surveillance électronique parce que le risque de récidive était jugé faible. Mais on voit maintenant le résultat. J’ai déjà reçu des dizaines d’appels de la famille, car ils craignent qu’il ne commette à nouveau des faits similaires. C’est poignant. »