Concrètement, ce projet élaboré sous la mandature PS-Écolo-Défi prévoit de supprimer le rond-point Meiser, qui sera remplacé par un double carrefour. Sont en outre prévus des pistes cyclables, une réorganisation des trottoirs et davantage de végétation.

Projet réaménagement place Meiser ©Bruxelles Mobilité
Projet réaménagement place Meiser ©Bruxelles Mobilité
À noter : ce chantier de Meiser ne sera pas le point final des grands travaux routiers sur cet axe schaerbeekois. Après le boulevard Lambermont et Meiser, la Région entend se lancer dans la rénovation en profondeur du boulevard Reyers, appelé à devenir un « agréable boulevard urbain ».
Les chantiers s’additionnent chaussée de Ninove
Autre feu vert donné ce jeudi : la chaussée de Ninove devrait également connaître un chantier de grande ampleur l’été prochain. Il est prévu de rénover en profondeur cette porte d’entrée ouest dans Bruxelles, entre le boulevard Prince de Liège et la frontière régionale.
À Anderlecht et Molenbeek, ce projet a fait grincer bien des dents sous la précédente législature, notamment en raison des pertes de places de stationnement.

©Bruxelles MobilitéMétamorphose de la chaussée de Ninove : près de 100 places de stationnement seront supprimées entre le boulevard Mettewie et la frontière flamande
Ce chantier viendra en outre s’additionner aux travaux conséquents que la Flandre s’apprête sous peu à lancer au niveau de l’échangeur Ring-chaussée de Ninove. Le coup d’envoi de ce chantier flamand est prévu cet automne, pour une durée de trois ans.

Rénovation prévue au croisement Ring-chaussée de Ninove ©D.R.Chantiers en vue chaussée de Ninove : la commune d’Anderlecht s’oppose à « une artère où les cyclistes seront roi, aux dépens des automobilistes »
Enfin, l’exécutif a débloqué le dossier de la place Van Gehuchten à Jette et Laeken. Il est prévu de réaménager cette esplanade au niveau du CHU Brugmann et de revoir l’organisation des rails de tram.
Encore bien des projets en attente
Ces trois projets faisaient partie de ces nombreux dossiers d’infrastructure laissés en jachère par les affaires courantes. Sous la précédente mandature, bien des permis ont en effet été délivrés, mais les premiers coups de pioches ont été reportés aux calendes grecques, faute de budget et de perspectives politiques.
Dans les tiroirs du ministère de la Mobilité, on retrouve notamment encore des permis pour la rénovation de l’avenue Charles Quint, la création de pistes cyclables rue Belliard ou le parvis de l’église Royale Sainte-Marie. Des dossiers qui restent à ce stade suspendus et incertains.
Concernant les tunnels et ponts, le grand arbitrage est prévu pour cet automne avec la finalisation d’un « plan tunnels ». Si la rénovation urgente des tunnels Loi et Belliard semble faire l’unanimité, l’exécutif devra cependant trancher des sujets sensibles, tels que l’avenir du viaduc Herrmann-Debroux et le sort des tunnels de l’avenue Louise (Bailli et Vleurgat), laissés en décrépitude à une bande depuis trois ans.