Le réalisateur américain a été récompensé six fois pour Une bataille après l’autre par l’académie cinématographique britannique. Pendant son discours, il en a profité pour épingler les critiques.
La 79e cérémonie des Bafta s’est tenue dans la nuit du 22 février Royal Albert Hall et le réalisateur Paul Thomas Anderson a été amplement récompensé lors de cette soirée avec six prix dont ceux du meilleur film (Une bataille après l’autre) et du meilleur réalisateur. Le film, une tragicomédie sur la traque d’ex-révolutionnaires par des suprémacistes blancs, nommée 14 fois, cimente son statut de favori aux Oscars, qui auront lieu le 15 mars à Los Angeles.
Entouré de l’équipe du film, lors de son discours, Paul Thomas Anderson a adressé un message aux critiques du cinéma moderne. « Merci d’avoir récompensé notre film de la manière dont vous l’avez fait. C’est un immense honneur. Je suis bien conscient de la qualité des autres films qui partagent ce prix. Et ceux qui prétendent que le cinéma n’est plus bon devraient aller se faire voir parce que c’est une putain de super année », a déclaré le cinéaste, sous les applaudissements et les rires. Avant de continuer sur un ton badin: « Alors je veux vous dire merci. Et je sais qu’il y a un bar quelque part, je pense qu’on devrait tous y aller. La soirée a été longue, mais on a tellement de choses à fêter ».
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Et en point d’orgue Anderson a repris à son compte une citation de l’inoubliable Nina Simone, mise en exergue d’ailleurs dans Une bataille après l’autre : « Je sais ce qu’est la liberté, c’est l’absence de peur. Alors continuons à créer sans peur. C’est une bonne idée. On se voit au bar ! Merci ».
« Mener une révolution, si possible sans violence »
Interrogé lors d’une conférence de presse après sa victoire sur la nécessité d’une nouvelle révolution mondiale, Paul Thomas Anderson, dont le film fait écho aux récentes actions de la police de l’immigration (ICE) aux États-Unis, a souligné le besoin de « mener la révolution, sans violence si possible », et appeler les spectateurs à « garder espoir ».