Pour Yann Quémeneur la peinture est  un engagement total et absolu ». Devenu professionnel très jeune, il  regarde avec des yeux émerveillés ». Afin de  remettre en avant, de montrer les choses ». Dans la salle consacrée aux fleurs, le silence règne. Un mélange de fleurs sauvages ou plus sophistiquées.  Je ne respecte ni la temporalité ni la géographie : les fleurs existent, mais la composition est inventée. 

L’artiste met en exergue les choses que les gens ne voient plus.  Les fleurs des rues, à tomber par terre de finesse. 

Il essaie  juste de faire quelque chose qui fasse du lien  et  trouver une expression d’aujourd’hui ». Dans la première salle, des paysages de Bretagne déstructurés.  Comment faire quelque chose de classique en le rendant intéressant ?, se dit-il. J’ai découpé l’espace. Je suis dans le figuratif et je m’en extirpe.  Le ciel est découpé,  cherchant à mêler le temps qu’il fait, le temps qui passe. Alors je peux peindre ces feuilles.  Un côté purement graphique qui apporte de la modernité.

Il veut casser la réalité.  Si le ciel n’est pas découpé, alors je fais des arbres violets par exemple. 

Jusqu’au dimanche 12 juillet, salle d’exposition du Phare, place du Marché, Pornichet, de 10 h à 19 h, et dimanche, de 10 h à 17 h.