Après une campagne de qualification mitigée, les Belges ont soudainement retrouvé des couleurs durant leur préparation au Mondial. Et même de manière spectaculaire. À Rijeka, ils se sont imposés 0-2 face à la Croatie avec une défense expérimentale à trois. Quelques jours plus tard, ils ont balayé la Tunisie sur un score de forfait lors du match de gala. De quoi faire grimper les attentes en Belgique. Nathan Ngoy s’est révélé comme un nouveau défenseur central de qualité, d’autant plus précieux que Zeno Debast poursuivait sa rééducation après une blessure à l’insertion de la cuisse et n’a finalement disputé aucune minute de la Coupe du monde. Le Sporting Portugal a également joué un rôle dans cette progression.

Belgium's Thomas Meunier pictured at the arrival of Belgian national soccer team the Red Devils at Brussels Airport in Zaventem on Sunday 12 July 2026. The Red Devils are home after a defeat in 1/8 Finals against Spain at the FIFA World Cup 2026, in the United States, Canada and Mexico.
BELGA PHOTO EMILE WINDALBelgium's Thomas Meunier pictured at the arrival of Belgian national soccer team the Red Devils at Brussels Airport in Zaventem on Sunday 12 July 2026. The Red Devils are home after a defeat in 1/8 Finals against Spain at the FIFA World Cup 2026, in the United States, Canada and Mexico.
BELGA PHOTO EMILE WINDALLes Diables rouges ont atterri ce dimanche matin, peu avant 10h30, à l’aéroport de Zaventem après leur élimination de la Coupe du monde de football organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. ©BelgaimageUn aventure intense

Les Belges ont vécu un Mondial riche en rebondissements. Dès leur arrivée, Jeremy Doku a fait parler de lui, d’abord malade, puis parti à Londres pour assister à la naissance de son fils, Praise. Il y a ensuite eu la polémique du « has been » née d’un article publié dans un journal francophone, avant des prestations décevantes contre l’Égypte et l’Iran, qui n’était même pas assuré de participer au tournoi avant son lancement. Après ces deux matches nuls, la qualification pour les huitièmes de finale a été remise en question. Elle a finalement été validée grâce à une démonstration (1-5) contre la Nouvelle-Zélande à Vancouver. La Belgique a ainsi terminé en tête de son groupe, mais a hérité du Sénégal, considéré comme l’un des meilleurs troisièmes. À Seattle, les Diables ont ensuite réalisé un véritable miracle en renversant un déficit de 0-2 à la 85e minute pour s’imposer 3-2 après prolongation.

L’histoire la plus marquante est toutefois survenue la veille du match contre les États-Unis. Dimanche dernier, la FIFA a décidé de déclarer l’attaquant américain Folarin Balogun qualifiable à la suite d’un appel téléphonique du président américain Donald Trump. Malgré toute la polémique, l’Américain a bien débuté la rencontre. Les États-Unis vivaient dans l’illusion, entretenue par les médias, qu’un titre mondial à domicile était envisageable. Finalement, l’équipe n’a pas résisté à la pression, et l’affaire Balogun n’a certainement pas aidé. À Lumen Field, les Américains ont été largement dominés par les Diables, pour la deuxième fois en quelques mois. Le succès belge 1-4 n’avait rien d’exagéré.

Les rencontres face au Sénégal et aux États-Unis ont parfaitement illustré l’imprévisibilité de l’équipe belge et de Rudi Garcia. Le sélectionneur a surpris avec ses compositions d’équipe et des changements parfois incompréhensibles au premier abord, mais souvent payants. En cinq entrées en jeu, Romelu Lukaku a été décisif à quatre reprises. Kevin De Bruyne et Jeremy Doku ont même débuté sur le banc contre les États-Unis. Au total, Garcia a titularisé dix-huit des vingt-six joueurs de son groupe, rendant la préparation de ses adversaires particulièrement compliquée. Ses changements en seconde période ont souvent permis de renverser le cours des rencontres. Hormis les blessés Zeno Debast, Koni De Winter et le troisième gardien Mike Penders, tous les joueurs ont disputé des minutes lors de ce Mondial. Chacun s’est senti impliqué, ce qui a renforcé la cohésion du groupe.

Face à l’Espagne, les Belges ont vécu une véritable journée noire. Dès l’échauffement, Youri Tielemans s’est blessé, obligeant Hans Vanaken à débuter la rencontre. Garcia ne disposait déjà plus de beaucoup de solutions au milieu de terrain, Amadou Onana s’étant blessé quelques jours plus tôt contre les États-Unis. Après la pause, Thibaut Courtois a lui aussi dû quitter le terrain sur blessure. Son remplaçant, Senne Lammens, a encaissé peu après le but décisif après avoir relâché un ballon pourtant à sa portée. Kevin De Bruyne, également diminué physiquement, a dû céder sa place. Malgré une prestation courageuse, les Belges se sont finalement inclinés de justesse.

Belgium's Charles De Ketelaere pictured at the arrival of Belgian national soccer team the Red Devils at Brussels Airport in Zaventem on Sunday 12 July 2026. The Red Devils are home after a defeat in 1/8 Finals against Spain at the FIFA World Cup 2026, in the United States, Canada and Mexico.
BELGA PHOTO EMILE WINDALBelgium's Charles De Ketelaere pictured at the arrival of Belgian national soccer team the Red Devils at Brussels Airport in Zaventem on Sunday 12 July 2026. The Red Devils are home after a defeat in 1/8 Finals against Spain at the FIFA World Cup 2026, in the United States, Canada and Mexico.
BELGA PHOTO EMILE WINDALLes Diables rouges ont atterri ce dimanche matin, peu avant 10h30, à l’aéroport de Zaventem après leur élimination de la Coupe du monde de football organisée aux États-Unis, au Canada et au Mexique. ©Belgaimage