Année après année, l’autoproclamée Nuit de l’année des Rencontres d’Arles est devenue l’une des soirées les plus animées de l’été dans la cité romaine. Pour l’un de ses rares événements organisés de l’autre côté du Rhône, à Trinquetaille, la soirée s’est révélée, une fois n’est pas coutume, populaire, artistique et électrique.

Électronique même, quand le DJ set de la Franco-Égyptienne Nadia El Hakim a rythmé le repas des Arlésiens arrivés aux Papeteries Étienne dès 21h.

C’est là l’identité même de cette nuit des Rencontres, rendre l’événement aux Arlésiens. Les touristes s’y font plus rares, et ceux qui font vivre la ville toute l’année se réapproprient ce lieu gravé dans son histoire industrielle, avec une fête unique en son genre. Même la légère tempête de vent n’a pas calmé l’enthousiasme des plusieurs centaines de personnes venues profiter de l’instant.

Un vent contestataire, aussi, a soufflé sur Trinquetaille quand Maryam Saeedpoor a montré à travers ses photographies la blessure politique vécue par l’Iran depuis le début de l’année 2026 et l’opération Epic Fury lancée par les États-Unis, de 22h à 2h du matin.