Ce Villersois est-il victime d’une erreur administrative ? Il va contacter son syndicat afin de faire vérifier son cas. Et si, après, la situation dans laquelle il se trouve fait en sorte qu’il perde ses allocations, alors il est bien décidé à retravailler.
Des incohérences dans les courriers
Toutefois, si le Villersois a un lieu où il peut faire contrôler sa situation, tout le monde n’est pas dans le même cas. « Dès la réception du courrier de l’ONEM, certaines personnes ont souhaité rencontrer les travailleurs du CPAS, confirme Isabelle Samedi. La situation de ces personnes va devoir être vérifiée car, plusieurs cas nous paraissent pour le moins incohérents. » Parmi ces incohérences, la présidente du CPAS de Berloz relève toutes celles et ceux qui sont proches, à quelques mois de la pension, « et à qui on veut donc supprimer leurs allocations de chômage. »
Faites vérifier votre situation avant de baisser les bras
Isabelle Samedi pense également à toutes les personnes qui travaillent en Agence Locale pour l’Emploi, les ALE. « Qui travaillent parfois pour 4,10 € de l’heure, dans des emplois précaires et qui, elles aussi, vont se retrouver sans revenus. Qui, aujourd’hui, accepte encore de travailler pour 4,10 € de l’heure ? »
Pour Isabelle Samedi, c’est inquiétant ! Cette réforme des allocations de chômage a-t-elle été mise en route trop vite ? Y a-t-il eu trop de changements ? En tout cas, la présidente du CPAS de Berloz souhaite donner un conseil à toutes les personnes qui ont reçu un courrier de l’ONEM : « Passez la porte de votre CPAS. Les assistantes sociales y sont très bien outillées pour vérifier l’exactitude de vos situations. »
Et que pense l’ONEM de cette situation ? Joëlle Grünspan, chargée de la communication externe et interne, affirme que les personnes âgées de plus de 55 ans, disposant d’une carrière professionnelle d’au moins 30 ans en 2025, ne sont pas concernées par la limitation des droits. « Toute personne estimant se trouver dans une situation permettant la prolongation de son droit, est invitée à contacter son organisme de paiement afin d’analyser sa situation et, le cas échéant, de transmettre les documents justificatifs nécessaires à la prise en compte de sa situation, tient-elle à souligner. Car, les situations individuelles sont examinées sur la base des informations dont dispose l’ONEM au moment de l’envoi des lettres. Par ailleurs, les lettres d’avertissement sont envoyées à l’ensemble des personnes ayant bénéficié d’allocations dans les mois précédant l’envoi des courriers. Cela concerne tant les allocations d’insertion que les allocations de chômage. »