Une expertise au service des patients
Spécialiste reconnue de l’engagement des patients, usagers, proches et citoyens dans la transformation des systèmes de santé, l’intégration des soins et la gouvernance clinique, Marie-Pascale Pomey possède une expertise de pointe en recherche interventionnelle participative, en évaluation des politiques et organisations de santé et en matière de partenariat avec les personnes concernées. Ses travaux, menés au Canada et à l’étranger, ont contribué à l’élaboration de modèles innovants favorisant la continuité des soins, l’autonomisation des patients et l’amélioration de la qualité des services, notamment dans le contexte des maladies chroniques et des transitions complexes entre les équipes de soins.
Chercheuse boursière clinicienne principale en évaluation des technologies et des modalités d’intervention du CHUM, du Fonds de recherche du Québec et du ministère de la Santé et des Services sociaux depuis mars 2017, elle est également une référence quant à l’engagement des citoyens et des patients dans la recherche interventionnelle. Son programme de recherche s’articule autour de trois axes complémentaires: l’analyse du rôle des nouvelles technologies en santé dans l’évolution des relations entre professionnels et patients et dans l’organisation des soins; la coconstruction d’interventions avec des patients et leurs proches à tous les échelons du système de santé, des politiques publiques aux soins cliniques, afin de mieux répondre à leurs besoins; et la conception d’outils de mesure en vue d’analyser, de soutenir et de pérenniser cet engagement.
Vers un modèle intégré de soins ultérieurs au traitement
Au cours des trois prochaines années, Marie-Pascale Pomey et son équipe analyseront, coconstruiront et testeront un modèle intégré de soins ultérieurs au traitement pour les femmes de 65 ans et plus soumises à un traitement endocrinien adjuvant après un cancer du sein.
Le projet PRIME-OncoTBC adopte une approche de recherche interventionnelle participative, combinant méthodes quantitatives et qualitatives et faisant une large place aux patientes à toutes les étapes du projet. Ce modèle vise à autonomiser les patientes tout en renforçant la coordination entre services d’oncologie et soins de première ligne afin de répondre aux défis liés aux effets secondaires persistants, à la fragmentation des soins et à l’adhésion au traitement à long terme.
Les résultats attendus permettront de formuler des recommandations concrètes et transférables pour orienter les politiques de santé et soutenir l’implantation de modèles intégrés de soins ultérieurs au traitement du cancer du sein qui favorisent l’équité, la qualité de vie et le partenariat avec les patientes.