La Chine exhorte les Etats-Unis et l’Iran à rétablir le passage dans le détroit d’Ormuz
Un navire touché par un missile au large d’Oman
L’armée bahreïnie dit avoir intercepté des attaques iraniennes
Bahreïn a affirmé mardi avoir intercepté plusieurs attaques iraniennes visant son territoire. « Les systèmes de défense aérienne (…) ont intercepté et détruit plusieurs attaques aériennes perfides menées par l’Iran ce matin, mardi », a indiqué l’armée bahreinie dans un communiqué, en accusant Téhéran de viser des civils.
L’Iran a dit avoir ciblé ce pays du Golfe en riposte aux attaques menées par les Etats-Unis sur son sol.
Le Liban et Israël négocient à Rome
Le Liban et Israël entament mardi à Rome de nouvelles négociations sous l’égide des États-Unis, sur fond de reprise des hostilités dans la région entre Washington et Téhéran qui pourrait les impacter selon des analystes.
Les deux pays, en état de guerre depuis des décennies, avaient conclu le 26 juin un accord-cadre en vue d’une « paix durable », à l’issue de cinq cycles de négociations à Washington.
Mais le Hezbollah, armé et financé par Téhéran, rejette cet accord dont l’application doit commencer par le retrait israélien de « zones pilotes » dans le sud du Liban.
« La délégation libanaise a reçu comme instruction de réclamer le début immédiat du retrait des forces israéliennes de deux zones pilotes avant toute autre discussion », a annoncé lundi soir la présidence libanaise.
Selon une source diplomatique libanaise informée de la teneur des négociations, « l’armée libanaise est prête à prendre progressivement le contrôle des localités dont l’armée israélienne se retirerait ».
« Israël est disposé à se retirer progressivement, à condition que le Hezbollah ne soit pas présent dans les zones évacuées et que l’armée libanaise dispose des capacités nécessaires pour maintenir ces secteurs démilitarisés et empêcher tout retour du mouvement », explique l’analyste israélienne Orna Mizrahi.
Iran: les députés vont présenter un projet de loi concernant le détroit d’Ormuz
Le Parlement iranien a débuté ses travaux sur un projet de loi concernant le détroit d’Ormuz, a déclaré mardi le chef de la Commission parlementaire sur la sécurité nationale, sur fond d’affrontements avec les Etats-Unis pour le contrôle de cette voie stratégique.
Des explosions entendues à Bahreïn
Des explosions ont été entendues mardi à Manama, la capitale de Bahreïn, où des sirènes d’alerte aérienne ont retenti pour la troisième fois depuis l’aube, a constaté un journaliste de l’AFP, après que l’Iran a dit avoir visé ce pays du Golfe.
L’armée jordanienne annonce avoir intercepté quatre missiles iraniens
L’armée jordanienne a intercepté quatre missiles iraniens dans l’espace aérien du pays, a déclaré mardi une source au sein du Commandement général des Forces armées jordaniennes.
Le pétrole remonte à 85 dollars, après de nouvelles frappes américaines en Iran
Le prix du baril de pétrole Brent est remonté mardi à 85 dollars pour la première fois depuis plus d’un mois, après une nouvelle salve de frappes américaines contre l’Iran, une escalade dans la reprise des hostilités qui pénalise aussi les Bourses d’Asie.
Iran: les Gardiens revendiquent de nouvelles frappes sur Bahreïn
Les Gardiens de la Révolution iraniens ont annoncé avoir frappé plusieurs installations à Bahreïn, dont un bâtiment hébergeant les forces américaines, selon un communiqué diffusé mardi matin par la télévision d’Etat.
Selon Lula, les Etats-Unis deviendraient des « pirates » s’ils taxaient le transit dans le détroit d’Ormuz
Le président brésilien Luiz Inácio Lula da Silva a estimé lundi que les Etats-Unis deviendraient des « pirates » s’ils imposaient une taxe aux navires transitant par le détroit d’Ormuz, comme évoqué par Donald Trump.
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Avant cela, Donald Trump avait affirmé sur Truth Social que les Etats-Unis seraient « désormais connus sous le nom de +GARDIENS DU DETROIT D’ORMUZ+ » et que le blocus des ports iraniens serait rétabli.
Un blocus qui entrera en vigueur mardi à 20H00 GMT, selon l’armée américaine.
Tout comme Téhéran souhaite instaurer des frais de service pour traverser le détroit, le président américain a dit vouloir percevoir « une rémunération correspondant à 20% de la valeur des cargaisons » transitant par la voie maritime, pourtant soumise au droit international censé garantir la liberté de navigation.
Guerre au Moyen-Orient : des images satellites révèlent que l’Iran serait en train de reconstruire une de ses installations nucléaires« Profonde inquiétude »
Le chef de la diplomatie iranienne, Abbas Araghchi, dont le pays a pris le contrôle du détroit au début de la guerre, a rétorqué sur X: « l’Iran a toujours été le gardien du détroit et le restera pour toujours ».
Donald Trump « a tout à fait raison. Quiconque assure le passage sûr et sécurisé des navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz devrait être rémunéré », a-t-il ironisé, ajoutant: « 20%, c’est évidemment trop. Nous serons équitables ».
Les Gardiens de la Révolution iraniens accusent le pays ennemi de mettre en péril l’approvisionnement mondial en pétrole, un sujet crucial après des mois de flambée des cours liée à la paralysie du détroit, par lequel transitait avant la guerre un cinquième du brut mondial.
Les cours se sont envolés lundi: le prix du baril de Brent de la mer du Nord, référence internationale, a bondi de 9,59%, clôturant à 83,30 dollars.
Le secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a exprimé sa « profonde inquiétude ».
Après quasiment 40 jours de bombardements dans le conflit déclenché par des frappes israélo-américaines le 28 février, un cessez-le-feu était entré en vigueur début avril, avant d’être entériné le 17 juin par un protocole d’accord.
Mais depuis des attaques survenues mardi contre des navires tentant de franchir Ormuz, les affrontements ont repris avec une intensité inédite depuis des semaines, faisant dire à Donald Trump que le cessez-le-feu était « terminé ».
Lundi soir encore, quatre nouvelles explosions ont été entendues près de Bandar Abbas, ville portuaire du sud de l’Iran située sur le détroit d’Ormuz, a rapporté l’agence de presse Irna.
Une reprise durable des hostilités entre Washington et Téhéran ?« Prévenir une escalade »
Pour le porte-parole de la diplomatie iranienne Esmaïl Baghaï, « il ne fait aucun doute » que le protocole d’accord « est en crise ».
« Mais l’Iran n’a jamais été le premier à violer ses engagements », a-t-il tancé lors d’une conférence de presse à Téhéran à laquelle assistait l’AFP.
Les consultations avec les médiateurs que sont le Qatar, le Pakistan et Oman se poursuivent afin de « prévenir une escalade », a-t-il assuré.
Le protocole d’accord prévoyait la réouverture du détroit, Téhéran n’autorisant toutefois qu’un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.
« Ce passage stratégique est plus important que des dizaines de bombes atomiques, et la République islamique d’Iran le protégera », a averti le conseiller militaire du guide suprême, Mohsen Rezaï.
D’après des médias d’Etat iraniens, les bombardements américains des derniers jours ont touché de vastes zones de l’ouest et du sud, notamment l’île de Qeshm et Bandar Abbas, mais aussi la province du Khouzistan, frontalière de l’Irak, où deux personnes ont été tuées.
Les Etats-Unis ont aussi lancé dimanche, pour la première fois en combat, des drones navals d’attaque unidirectionnels contre le port de Bandar Abbas, selon le Centcom.
Au total, 25 personnes ont été tuées depuis mercredi, selon un décompte de l’AFP à partir des médias iraniens et sources officielles.
En représailles, les Gardiens de la Révolution ont dit avoir bombardé des installations américaines situées à Oman, Bahreïn, au Koweït et en Jordanie.