Artiste inclassable, Johann Le Guillerm conçoit des structures autoportées qui modifient la perception de l’espace. Au Fort Saint-André, cet architecte plasticien bricoleur a imaginé un parcours d’œuvres créées in situ, en dialogue avec le monument, sa topographie, son histoire et son architecture.
Sur le chantier des Architextures, il interroge la matière, le mouvement et l’équilibre en multipliant les possibilités d’assemblage et d’enchevêtrement de modules en bois tels que les bastaings, les planches et les tasseaux. Jouant sur les forces contraires, l’accumulation ou la combinaison des différents éléments crée des utopies de constructions, d’architectures par leur forme, de textures par leur maillage. « C’est un travail de vannerie, de tricotage » sourit l’artiste.
Dans les salles de l’Assommoir et de la Herse ou encore en plein air, les Ondulantes et les Serpentants s’exposent aux variations climatiques, s’infiltrent dans le site, faisant écho à sa mémoire et à son passé. À la croisée de la création d’aujourd’hui et d’un patrimoine d’exception, ces installations singulières, empreintes de légèreté et de poésie, ponctuent le cheminement du visiteur en éveillant son imaginaire.