Les délais sont trop courts
Dans un communiqué, les Aigles ont annoncé leur intention de ne pas accepter la sanction de l’UEFA à l’encontre de leur joueur. Le club lisboète indique avoir « pris connaissance de la décision de l’UEFA d’infliger une suspension provisoire d’un match à son joueur » mais « regrette » d’en être privé « alors que l’enquête est toujours en cours ».
Benfica annonce aussi « son intention de faire appel », tout en se rendant à l’évidence : « Les délais concernés n’auront probablement aucun effet pratique sur le match retour des barrages de la Ligue des Champions. »
Pour terminer, Benfica rappelle aussi « son engagement indéfectible dans la lutte contre toute forme de racisme ou de discrimination, des valeurs qui font partie de son identité historique et qui se reflètent dans son action quotidienne, dans sa communauté mondiale, dans le travail de la Fondation Benfica et chez les grandes figures de l’histoire du club, comme Eusébio ».
Pour rappel, José Mourinho avait aussi brandi la légende pour défendre son joueur. Il avait été remis à sa place par Vincent Kompany dans la foulée.
Prestianni s’est excusé auprès de ses coéquipiers
Malgré tout le raffut provoqué par cette altercation, le club continue donc de soutenir son joueur.
Pour rappel, selon ESPN, il s’est défendu auprès de l’UEFA en arguant qu’il avait utilisé des insultes à caractère homophobe (et non raciste) envers Vinicius.
Les journaux lusitaniens affirment également que le joueur a été très marqué cette semaine. Il s’est notamment excusé auprès de l’ensemble du groupe, tout en assurant qu’il n’était pas raciste.
Cette polémique a fait l’effet d’une bombe, également dans le vestiaire de Benfica.
Preuve de la tension extrême, José Mourinho ne parlera pas à la presse avant cette rencontre capitale. Il va envoyer son adjoint pour éviter de mettre de l’huile sur le feu.
Malgré tout, Benfica a choisi de prendre avec lui Gianluca Prestianni « dans l’entourage » du groupe selon A Bola. En effet, les dirigeants espèrent que l’UEFA entendra raison et acceptera de suspendre la sanction le temps de l’enquête.
Ce qui, selon toute vraisemblance, ne devrait pas arriver.