
La pièce, vue depuis le couloir de l’entrée. Installé côté lumière du jour, le bloc cuisine est entièrement habillé de chêne clair, comme un élément en soi. À gauche, la banquette est également en chêne, son assise habillée de bouclette (Bisson Bruneel). Banquette-lit (Bérengère Leroy). Applique au-dessus de la table Mini Mantis (DCW Editions). Spot (Modular).
© Agathe Tissier
Un logement étudiant « non conventionnel »
C’est l’appartement d’une famille qui vit en Bretagne et dans lequel le propriétaire habitait lorsqu’il était étudiant. Le projet ? Le rénover pour leur fille, bientôt étudiante elle aussi. « Il y avait donc une forte attache sentimentale, et quand j’ai proposé de déplacer la kitchenette de l’entrée à la pièce de vie, ça a été une révolution… Mais c’était une façon d’intégrer plus de rangements, ce qui était la demande initiale », sourit l’architecte Sabrina Julien, de Studio Beau Faire. Autre variable dans l’équation, l’appartement doit faire office de salle de réunion de travail ponctuelle pour le propriétaire… et de BnB lorsque sa fille aura terminé ses études. Ce studio est donc un logement étudiant « non conventionnel », sans bureau dédié mais avec une longue banquette pouvant accueillir plusieurs personnes assises, un élément important dans le projet.

L’entrée, ses rangements et son plan de travail, entièrement traitée en chêne naturel, sobre mais chaleureuse. Au fond, la porte sur pivot ouvre sur la salle de bains : sans châssis, elle se fond discrètement dans le mur une fois fermée, un détail visuel qui a son importance dans un espace réduit. Parquet Écorce (Carresol).
© Agathe Tissier
L’astuce de l’architecte ?
Une porte sur pivot qui se font dans le mur lorsqu’elle est fermée. « J’ai travaillé le couloir comme un axe central, traité en chêne clair au sol comme au plafond, comme une petite boîte en bois chaleureuse », détaille l’architecte. Ce passage menant de l’entrée à la salle de bains ouvre sur le reste de l’appartement, au sol en béton et aux tonalités très neutres, du blanc, du gris, répondant à une demande d’intemporalité pour ce studio hybride.
Un pied-à-terre de 20 m2, épuré et inventif dans le Marais
Au troisième étage d’un immeuble du Marais, Boclaud Architecture a tiré parti de vingt petits mètres carrés pour créer une suite minimaliste autour d’une astuce architecturale lumineuse.On aperçoit la partie cuisine, articulée à partir d’un meuble suspendu en chêne teinté, façon enfilade de salon.
Un petit pied-à-terre ultra fonctionnel
« C’est le point de chute d’une petite famille Aixoise dont le père doit souvent se rendre à Paris. Il est passionné d’architecture, ce qui dénote d’une esprit connaisseur et esthète, confie l’architecte Céline Boclaud. Il souhaitait un espace très fonctionnel où dormir, cuisiner et profiter d’une vraie salle de bains. Dans l’esprit d’une suite d’hôtels dans ses fonctionnalités. » Première impression : aucune surcharge de matériaux. Nous relevons du bois avec le parquet et le meuble de cuisine, du béton ciré dans la salle de bains, et de la laque blanche pour le grand meuble menuisé. Le tout pensé par Boclaud Architecture.