Rien ne la destinait pourtant à devenir une star de la petite balle jaune. Enfant énergique, la petite Linda passe du ballet à la gymnastique puis à l’équitation. Ses parents l’inscrivent finalement dans un club de tennis presque par hasard. « C’était surtout un passe-temps. Comme ça, ils n’avaient pas à me gérer en train de sauter partout », racontait-elle en souriant. Mais le jeu devient rapidement une passion. Fan de Serena Williams, elle gravit les échelons à vitesse grand V, disputant ses deux premiers tableaux de Grand Chelem à seulement dix-sept ans après être sortie des qualifications.
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Derrière cette ascension, se cachent aussi les sacrifices d’une famille qui économise chaque centime pour financer les déplacements sur le circuit juniors. Ensuite, comme Justine Henin, Noskova a vu sa trajectoire bouleversée par la disparition de sa mère, devenue une source de motivation permanente. Cette douleur s’est même transformée en colère lorsqu’un an après le décès d’Ivana, des parieurs en ligne ont profané sa mémoire sur les réseaux sociaux après une défaite à Rome. La jeune joueuse avait alors dénoncé publiquement ces attaques d’une rare violence.
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Mes superstitions? C’est presque une maladie… »
Sur le court, la Tchèque de 21 ans combat aussi l’incertitude avec des habitudes. Des dizaines, même. « J’ai tellement de superstitions. Vingt, trente par jour. C’est presque une maladie », plaisante-t-elle. Même routine matinale, presque le même petit-déjeuner, les mêmes toilettes, le même lavabo, la même manière de plier son essuie : rien n’est laissé au hasard. À l’image d’un Rafael Nadal et de ses rituels devenus célèbres, ces gestes répétitifs lui offrent un refuge mental au milieu de la tempête.
À Londres, ils l’ont accompagnée jusqu’au plus grand titre de sa carrière. Et, au moment de lever les yeux vers le ciel, plus qu’un trophée, c’est un rêve partagé avec sa mère qu’elle venait d’accomplir.