« Depuis 2021, je suis sur le qui-vive en permanence » : à Wavre, la librairie Claudine et ses libraires portent encore les stigmates des inondations

La femme déposa plainte au petit matin après avoir reçu un ou plusieurs coups de son compagnon. La raison ? Elle avait refusé de lui confier les clefs de la voiture parce qu’il était (trop) alcoolisé. La veille, il aurait tenté de l’étrangler. De rage, il avait arraché des rideaux, lui avait arraché le téléphone des mains, l’avait insultée et menacée d’un couteau de cuisine. « Je lui ai collé une beigne », déclara-t-il à la police.

Pour sa défense, le prévenu reconnut avoir des problèmes avec l’alcool, mais il accusa la femme d’être une sacrée manipulatrice et d’avoir le don de le pousser à bout. Cela justifierait-il une des menaces – « Tu veux que je te plante comme la dernière fois ? » – répercutées lors de l’audience correctionnelle de Nivelles du 10 juin ?

Le parquet en avait aussi sa dose de la « mauvaise humeur » du prévenu dont la violence était à ce point explosive que, lorsqu’elle sentait que les choses allaient dégénérer, la femme quittait le domicile et partait en voiture avec ses trois enfants.

Piège mortel en plein cœur de Bruxelles

Un an de prison ferme avait été requis avant que l’avocate du prévenu ne plaide une peine de travail ou de probation autonome dont la condition essentielle serait une abstinence totale à l’alcool.

Le tribunal a condamné l’intéressé à un an de prison et à une amende de 400 euros avec un double sursis.