La députée voulait parler politique, du « message envoyé à toutes les femmes qui subissent du harcèlement ou des comportements sexistes » et de « la banalisation de ces comportements : lorsque des faits ayant conduit à la plus grave sanction disciplinaire ne semblent pas constituer un obstacle à l’exercice de fonctions au sein d’un cabinet, beaucoup de femmes peuvent avoir le sentiment que leur parole pèse moins que le parcours professionnel de ceux qu’elles mettent en cause. » La question qu’elle souhaitait poser, sachant qu’il existe en Wallonie une stratégie transversale en matière d’égalité entre les femmes et les hommes et que le Gouvernement demande aux administrations, aux organismes publics et aux employeurs de faire vivre ces principes, est la suivante : « Comment le gouvernement entend-il être exemplaire ? Quels principes de lutte contre les violences applique-t-il lors de recrutement au sein des cabinets ? »

Car selon elle, « oui, la présomption d’innocence existe. Personne ne la remet en cause. Mais l’exemplarité des responsables publics existe aussi : pour beaucoup de victimes, cette décision d’engagement ressemble à une gifle. L’ex-policier embauché est un proche familial d’un secrétaire particulier d’Adrien Dolimont… Dire que le cabinet ne connaît pas sa situation, c’est un mensonge. »