L’écrivain Richard Millet a encore dérapé sur CNews. Lors d’un débat sur les Jeux olympiques d’hiver dans l’émission de Pascal Praud ce lundi 23 février, l’auteur de 72 ans, habitué des plateaux de la chaîne d’information du groupe Bolloré, a qualifié Aya Nakamura de « chanteuse énorme malienne ».
Des excuses présentées
Le chroniqueur de « L’heure des pros » s’est encore pris les pieds dans le tapis. Comparant la cérémonie de clôture des JO de Milan-Cortina 2026 qui s’est déroulée ce dimanche 22 février et celle, d’ouverture des JO de Paris 2024, il a cru bon de déclarer : « Je préfère la Traviata à cette chanteuse énorme malienne qui chantait devant l’Académie française ».
La chanteuse Aya Nakamura pose devant la cérémonie de remise des Flammes jeudi 25 avril 2024 à Paris. - Aurelien Morissard/AP/SIPA
« Vous ne pouvez pas parler comme ça, c’est irrespectueux » l’a alors taclé Sarah Saldmann, avocate et chroniqueuse récurrente sur la chaîne. « Je vais être obligé de modérer », a renchéri l’animateur de CNews, réclamant ensuite à Millet des excuses. « J’ai été formé à cette école qui s’appelle celle de l’honnête homme. Notamment à Boileau qui appelle un chat un chat. Je vous présente mes excuses et puis c’est tout », a-t-il fini par dire Millet, 72 ans. Qui n’en est pas à son premier coup d’éclat.
Sorties de route récurrentes
L’auteur de La Forteresse (2022) avait déjà qualité sur CNews Lucie Castets de « sexuellement incorrecte » en 2024. Dans un autre ordre d’idées, il a récemment commenté positivement la stratégie de Donald Trump (« malgré son côté désordonné, voire fantasque, Trump a une stratégie extrêmement claire »).
En septembre 2012, Richard Millet avait été contraint de démissionner du comité de lecture des éditions Gallimard, suite à un texte critiquant le multiculturalisme et l’islamisation de l’Europe. Langue fantôme suivi d’Eloge littéraire d’Anders Breivik faisait par ailleurs l’apologie de la violence en qualifiant les actes du terroriste norvégien Anders Breivik (77 victimes en 2011) de “perfection formelle”. Dans une chronique dans le quotidien Le Monde le 10 septembre 2012, l’écrivain et Prix Nobel de Littérature en 2022 Annie Ernaux s’en était émue, dénonçant « des propos qui exsudent le mépris de l’humanité et font l’apologie de la violence ».