Washington approuve près de 2 milliards de dollars de ventes d’armes à l’Arabie saoudite

« Cette vente proposée soutiendra les objectifs de politique étrangère et de sécurité nationale des États-Unis en renforçant la sécurité d’un allié majeur non membre de l’Otan, qui constitue un facteur de stabilité politique et de progrès économique » dans le Golfe, a déclaré le Département d’État dans un communiqué.Parmi le matériel demandé par le royaume saoudien figurent notamment près de 20.000 systèmes d’armes guidées à haute précision (Advanced Precision Kill Weapon System, APKWS-II) et leurs ogives. Ces équipements sont décrits sur le site de la marine américaine comme « une façon peu coûteuse de détruire des cibles tout en limitant les dommages collatéraux lors des combats rapprochés ».La principale entreprise contractante sera BAE Systems à Nashua, dans le New Jersey (est), a précisé le Département d’État.Riyad recevra également un entraînement technique afin d’apprendre à manipuler ces systèmes et sera accompagnée dans l’entretien du matériel. »La vente proposée renforcera la capacité de l’Arabie saoudite à dissuader les menaces actuelles et futures en consolidant la défense de son territoire et en améliorant l’interopérabilité avec les forces américaines, ainsi que les autres forces régionales et de l’Otan », indique-t-il également.La décision du Département d’Etat intervient alors que les rebelles yéménites houthis ont mené des frappes lundi en direction de l’Arabie saoudite après l’avoir accusée d’avoir attaqué l’aéroport de la capitale Sanaa, qu’ils contrôlent, ravivant le conflit au Yémen après des années de répit. Elle a également lieu alors que les États-Unis intensifient leurs frappes contre l’Iran, après avoir rétabli un blocus naval des ports iraniens.

L’Iran dit avoir attaqué des cibles américaines au Koweït et à Bahreïn avec des drones

Le Premier ministre irakien condamne une « attaque de drone » au-dessus d’Erbil

Le Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi a condamné une « attaque de drones » qui a violé l’espace aérien d’Erbil, dans la région du Kurdistan (nord), a indiqué jeudi son cabinet, après que plusieurs drones ont été abattus. »Nous avons donné pour instruction aux agences de sécurité compétentes (…) en coordination avec les forces de sécurité de la région, de prendre toutes les mesures nécessaires pour empêcher que de telles attaques ne se reproduisent et pour contrecarrer toute tentative visant à porter atteinte à la sécurité de notre noble société irakienne, où que se trouvent les auteurs », a-t-il déclaré, sans préciser l’origine de ces drones.Mercredi soir, la coalition antidjihadiste dirigée par les États-Unis a abattu plusieurs drones au-dessus d’Erbil, la capitale de la région autonome du Kurdistan irakien, avaient annoncé les forces kurdes. Ces attaques n’ont pas fait état de victime.Des journalistes de l’AFP ont vu des drones survoler Erbil, dans le nord de l’Irak, avant d’être touchés par la défense antiaérienne, provoquant des explosions et une fumée visible près du consulat américain, qui a déjà été la cible d’attaques de drones et de roquettes depuis le début de la guerre au Moyen-Orient. Il s’agit des premières attaques de drones signalées près du consulat à Erbil depuis le début d’un fragile cessez-le-feu en avril.Ces offensives coïncident avec la visite du nouveau Premier ministre irakien Ali al-Zaïdi à Washington, où il a rencontré le président américain Donald Trump.Le Kurdistan irakien, une région riche en pétrole où sont présentes des forces américaines, a été visé depuis le début de la guerre déclenchée contre l’Iran par les États-Unis et Israël le 28 février. Des groupes armés irakiens pro-iraniens ont été à l’origine de la plupart de ces attaques. Mercredi soir, aucun groupe n’avait revendiqué ces attaques dans l’immédiat.

L’armée iranienne annonce avoir visé en Jordanie des installations militaires américaines

L’armée iranienne a annoncé jeudi matin avoir ciblé des installations militaires américaines en Jordanie au moyen de drones, selon la télévision d’État, après que les États-Unis ont mené de nouvelles frappes en Iran.Les forces armées iraniennes ont visé un radar, « des systèmes de communication et des installations de stockage de carburant de l’armée américaine sur la base aérienne Al-Azraq en Jordanie, à l’aide de drones d’attaque », indique un communiqué relayé par la télévision d’État.Un peu plus tôt, l’armée américaine a annoncé la fin d’une nouvelle salve – pour la cinquième nuit consécutive – de frappes contre plusieurs sites militaires de la République islamique, débutée mercredi soir. Les forces états-uniennes ont ainsi pris pour cible des centres de commandement ennemis, des sites de défense antiaérienne, des infrastructures liées à des missiles et des drones, ainsi que des installations de surveillance côtières, notamment logés dans la ville portuaire de Bandar Abbas.Dans le Golfe persique, Bahreïn et le Koweït – deux pays qui abritent des bases américaines – ont également essuyé des frappes durant la nuit.

La salve d’attaques américaines contre l’Iran est terminée, annonce l’armée états-unienne

La salve d’attaques initiée mercredi soir par l’armée états-unienne contre l’Iran est terminée, a annoncé le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) aux petites heures jeudi, dans un communiqué.Washington annoncé vers 21h30 lancer une nouvelle série de frappes aériennes contre l’Iran. L’armée a ainsi pris pour cible des centres de commandement ennemis, des sites de défense antiaérienne, des infrastructures liées à des missiles et des drones, ainsi que des installations de surveillance côtières, a précisé le Centcom. L’objectif avancé est d’affaiblir des « capacités militaires iraniennes utilisées pour menacer les navires transitant librement par le détroit d’Ormuz ».Le commandement américain a confirmé avoir attaqué notamment la ville portuaire de Bandar Abbas, qui borde le détroit d’Ormuz. Plus tôt dans la nuit, des médias iraniens avaient signalé des explosions à cet endroit, ainsi que sur l’île de Qeshm, située juste en face, entre autres.Le système de défense antiaérienne a aussi été activé dans la nuit à Téhéran et des explosions ont été entendues dans le nord et l’ouest de l’Iran, ont annoncé des médias d’État, cités par l’AFP. « Le son signalant l’activation des systèmes de défense a été entendu dans plusieurs parties de Téhéran, dont l’ouest et l’est » de la capitale iranienne, a rapporté l’agence de presse gouvernementale Irna, qui précise qu’aucune victime à ce stade n’a été recensée.Des explosions ont par ailleurs été entendues dans la province de Lorestan (ouest) et à Semna (nord), selon les agences iraniennes Irna et Mehr.Téhéran a, lui, ciblé des installations américaines dans la région.Il n’y a aucun signe d’accalmie entre l’Iran et les États-Unis qui, tous deux, réduisent en pièces le protocole d’accord signé le 17 juin en recommençant à bloquer le détroit d’Ormuz et les ports iraniens.

L’armée iranienne annonce avoir visé des installations militaires américaines en Jordanie

L’armée iranienne a annoncé jeudi matin avoir ciblé des installations militaires américaines en Jordanie au moyen de drones, selon la télévision d’Etat, après que les Etats-Unis ont mené de nouvelles frappes en Iran.Les forces armées iraniennes ont visé un radar, « des systèmes de communication et des installations de stockage de carburant de l’armée américaine sur la base aérienne Al-Azraq en Jordanie, à l’aide de drones d’attaque », indique un communiqué relayé par la télévision d’Etat.

Le système de défense antiaérienne activé à Téhéran, explosions dans le nord et l’ouest de l’Iran

Bahreïn et le Koweït à nouveau visés par des frappes

L’armée du Koweït a indiqué dans la nuit de mercredi à jeudi répondre à « des attaques hostiles de drones » iraniens. Les sirènes d’alerte aérienne ont également retenti à Bahreïn, après de nouvelles frappes des États-Unis contre l’Iran.Dans un communiqué publié sur le réseau social X, l’état-major du Koweït a affirmé que l’armée « ripostait à des attaques de drones hostiles à la suite de l’agression infâme de l’Iran ». Il a précisé que les bruits d’explosions étaient le résultat d’interceptions aériennes.Les sirènes d’alerte aérienne ont également été déclenchées à Bahreïn, selon le ministère de l’Intérieur du pays.Les deux pays n’ont pas précisé si les tirs avaient fait des dégâts.Pour la cinquième nuit consécutive, l’armée américaine a annoncé mercredi soir avoir lancé une nouvelle salve de frappes contre l’Iran (la deuxième de la journée). Les États-Unis affirment viser des capacités militaires iraniennes « utilisées pour menacer les navires transitant librement par le détroit d’Ormuz ». Paralysé par l’Iran, il voyait transiter un cinquième des exportations mondiales d’hydrocarbures avant la guerre.D’après les chaînes américaine CNN et qatarie Al Jazeera, qui citent des médias d’État iraniens, des explosions ont été signalées dans la nuit de mercredi à jeudi dans les villes de Bandar Abbas et d’Ahvaz, ainsi que sur l’île de Queshm. L’armée américaine a en outre annoncé dans la nuit avoir tiré sur un pétrolier qui tentait de rejoindre un port iranien, sous blocus.Le 8 juillet, le président américain Donald Trump avait annoncé l’implosion du cessez-le-feu en vigueur entre son administration et le régime des mollahs, depuis la signature le 17 juin d’un protocole d’accord. Celui-ci devait constituer une base pour mettre fin à la guerre qui oppose Washington et Israël à Téhéran depuis le 28 février. Depuis cinq jours, les forces états-uniennes tentent de neutraliser des cibles militaires iraniennes autour du détroit d’Ormuz, tandis que l’armée iranienne riposte en frappant ses voisins du Golfe abritant des intérêts militaires américains.

L’armée américaine annonce avoir tiré sur un navire tentant de forcer le blocus

Un avion militaire américain a tiré mercredi sur un pétrolier qui tentait de rejoindre un port iranien, et donc de forcer le blocus naval imposé par Washington, a annoncé l’armée américaine.L’appareil a « neutralisé » le tanker, qui circulait à vide, après avoir tiré des missiles sur sa cheminée. 

« Le navire ne fait désormais plus route vers l’Iran », s’est félicité le commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) dans un message sur le réseau social X.

D’après le Centcom, le M/T Belma, un pétrolier de 333 mètres battant pavillon de Curaçao, « a ignoré plusieurs avertissements » alors qu’il se dirigeait vers l’île de Kharg. 

Le bateau, qui a navigué auparavant sous divers pavillons et dénominations, était repris sur une liste noire américaine depuis 2024 pour avoir transporté du pétrole iranien malgré les sanctions pesant contre le pays, ressort-il de données accessibles publiquement et relevées par l’agence de presse néerlandaise ANP.

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L’Iran a de son côté ciblé des installations américaines dans la région, une situation qui mine toujours plus les efforts diplomatiques pour mettre un terme durable à la guerre déclenchée le 28 février par des bombardements israélo-américains.

Les affrontements ont repris le 7 juillet après des attaques contre des navires dans le Golfe, imputées à l’Iran. Les frappes menées depuis sont sans précédent depuis le cessez-le-feu d’avril, mais Téhéran est pour l’heure épargnée, comme les installations pétrolières et gazières du Golfe.

Ces tirs ont fait voler en éclats le protocole d’accord signé à la mi-juin et qui devait mettre fin aux hostilités.

« Un protocole d’accord n’a de sens que lorsque ses clauses sont valides et appliquées; si l’Iran ne doit tirer aucun bénéfice de ce protocole d’accord, nous n’avons aucune raison de nous y conformer », a déclaré mercredi le négociateur iranien en chef, Mohammad Bagher Ghalibaf, à la télévision d’Etat Irib.

Dubaï veut construire un nouveau port pour contourner le détroit d’Ormuz« Nous survivons »

Mercredi, la ville portuaire de Bouchehr, où se trouve la seule centrale nucléaire d’Iran, a encore été visée par les Etats-Unis, comme les environs de ville d’Iranshahr (sud-est). Sept militaires y ont été tués dans leur caserne, selon l’armée iranienne qui a recensé 13 tirs de missiles américains.

« Les frappes ont encore réduit la capacité de l’Iran à attaquer les navires commerciaux dans le détroit d’Ormuz », selon le Commandement américain pour le Moyen-Orient (Centcom) qui a parlé d’une vague d’une durée de 90 minutes.

Plus de 30 civils sont morts depuis que les affrontements ont repris, selon le dernier bilan du gouvernement iranien.

« Les enfants sont tellement effrayés par le bruit des explosions qu’ils ne s’endorment pas avant le matin », témoigne Khadijeh, interrogée par l’AFP depuis Paris. « Les effets de la guerre resteront longtemps dans nos vies, nos esprits et notre santé mentale », ajoute cette artisane de 31 ans qui vit dans la province du Sistan-Baloutchistan (sud-est).

« Nous ne vivons pas, nous survivons. Que Dieu mette fin à la guerre, puis aux difficultés économiques », prie Nadin, enseignante de 27 ans dans la même région.

En riposte, Téhéran a visé Bahreïn, le Koweït et la Jordanie. Mercredi soir, des journalistes de l’AFP ont entendu des explosions près du consulat des Etats-Unis à Erbil, au Kurdistan irakien, après des survols de drones qui ont conduit à l’activation de la défense anti-aérienne.

Le Qatar, qui avait été ciblé dimanche bien qu’il soit l’un des pays médiateurs dans ce conflit, a lui accueilli le ministre iranien des Affaires étrangères. Abbas Araghchi doit y « rencontrer les autorités qataries et présenter ses condoléances » après la mort de l’ex-émir, selon ses services.

Un quotidien publie une liste des personnes devant payer pour la mort Khamenei : voici les dirigeants qui y figurent« Mal tourner pour eux »

Dans le détroit d’Ormuz, passage situé dans les eaux iraniennes et omanaises et par lequel transitait avant la guerre un cinquième du pétrole et du gaz liquéfié (GNL) mondiaux, le trafic s’est raréfié après l’attaque de plusieurs pétroliers, avec 13 navires commerciaux recensés mardi selon la société de suivi maritime Kpler.

Outre l’impact sur le commerce mondial d’hydrocarbures, l’ONU s’est alarmée mardi des « graves conséquences socio-économiques et humanitaires » du blocage de cette « voie de passage essentielle dont dépendent des millions de personnes ».

Les cours du pétrole refluaient mercredi après l’envolée de ces derniers jours, le baril de Brent évoluant autour de 84 dollars.

En réimposant le blocus de ports iraniens, le président américain entend faire pression sur Téhéran qui veut garder la main sur le détroit et n’autorise qu’un seul couloir de navigation, le long de ses côtes.

Sur le terrain, les menaces des autorités iraniennes à l’encontre des bateaux empruntant la voie omanaise, soutenue par les Etats-Unis, sont prises au sérieux puisque selon Kpler, aucun ne l’a prise mardi.

Le président américain a lancé un nouvel ultimatum aux Iraniens: soit ils reprennent les négociations, soit « la semaine prochaine, ça va vraiment mal tourner pour eux », a-t-il dit, évoquant la possibilité de bombarder des ponts et des centrales électriques.