Interrogé par L’Avenir sur le devenir de cette cyclostrade Namur-Bruxelles, François Desquesnes (Les Engagés) se veut clair : « Je ne vais pas m’arrêter en chemin sur ce projet. »

En effet, s’il confirme sa volonté d’entendre les aspirations des acteurs locaux au travers de cette liste de priorités, rien n’empêche l’administration d’amener ses propres projets, assure-t-il.

« Morceau après morceau »

« En l’occurrence, la cyclostrade est un projet d’envergure régional. Je ne peux pas reprocher à une commune d’avoir une vision limitée à son territoire et d’exprimer des besoins locaux. C’est son rôle. Mais en ce qui me concerne, je suis ministre wallon, pas ministre d’une commune. Je ne suis pas là pour simplement collationner des demandes. Mon travail, c’est de prendre un peu de hauteur et dégager des projets et une vision de la mobilité à l’échelle régionale. Ce projet en fait partie », affirme-t-il. Pour François Desquesnes, cet axe cyclable E411-N4 constitue « une véritable colonne vertébrale de la mobilité active ». Et d’ajouter : « Si une commune n’a pas retenu la cyclostrade parmi ses priorités, nous n’allons pas nous limiterà ce seul intérêt. »

Le ministre de la Mobilité souligne par ailleurs que le projet de la cyclostrade a déjà fait l’objet de nombreux investissements pour la réalisation d’aménagements. D’autres sont encore dans les cartons. « Nous verrons bien ce que les discussions des prochains mois permettent de déterminer comme enveloppes, mais j’entends bien réaliser cette cyclostrade morceau après morceau. » Et de conclure : « Il restera bien sûr de l’argent pour les voiries régionales dans les communes, répondant à leurs besoins, mais il faut trouver un équilibre. »