La soirée d’ouverture du festival des Ciné Rencontres se déroulera en présence de Natacha Régnier samedi 18 juillet à 21 h. L’actrice et réalisatrice a répondu aux questions de L’Indépendant.

Natacha, connaissiez-vous le festival des Ciné Rencontres ?

J’avais entendu parler du festival depuis plusieurs années. Lorsque j’ai reçu l’invitation j’ai immédiatement dit oui. Ce sera aussi pour moi l’occasion de découvrir votre région que je ne connais pas du tout.

Vous rendez-vous compte de l’importance de votre venue pour la notoriété de l’événement ?

Non, je ne m’en rends pas compte. Ce que je trouve formidable c’est qu’il s’agit d’un festival où l’échange est important, où l’on peut parler de cinéphilie, parler de travail et de parcours. C’est un cadeau, une démarche profonde de résistance face à l’objeification de la culture. Ce genre d’événement est indispensable pour nous. Il prouve que l’on n’est pas cantonné à une productivité économique.

D’actrice à réalisatrice

On connaît votre grande carrière d’actrice mais ce que le public sait peut-être un peu moins c’est que vous être récemment passée derrière la caméra.

Cela faisait un moment que cette envie de réaliser me trottait dans la tête. Mais je suis tellement cinéphile que je ne savais pas si c’était un moyen d’expression pour moi ou pas. Et puis, dans la proposition qui m’a été faite, j’avais l’occasion de mettre trois jeunes talents à l’honneur… Je me suis dit, tu ne vas pas te dérober.

Samedi soir vous présentez donc votre court-métrage « Jean qui sème », un premier qui en appelle d’autres ?

Si ça fonctionne, je continuerai. En tout cas, j’ai adoré. Tout ce que j’ai appris en tant qu’actrice, mes projets au théâtre ou dans la musique ont rendu l’expérience fluide. Je me suis sentie à ma place. J’ai adoré toutes les étapes, le passage entre le fantasme et la réalité n’a demandé que des ajustements. J’aime toujours défendre les projets des autres mais à un moment donné on a aussi envie de proposer son univers, d’apporter son regard.

Auriez-vous un conseil à donner à un ou une jeune du Conflent qui voudrait se lancer dans le cinéma ?

Je pense que c’est une vocation. Il faut trouver des gens avec qui inventer des choses et travailler. Je n’étais pas du tout du milieu et je me suis fait virer d’une école. Pourtant j’ai passé un casting à Paris et on m’a accueillie alors que personne ne me connaissait. Quand on a une vocation artistique, il faut l’exprimer, mais il n’y a pas vraiment de recette.

Une rencontre entre le public et Natacha Régnier est prévue mardi 21 juillet (11 h) au Lido. Un moment d’échange qui sera animé par Louis Héliot, le responsable cinéma du centre Wallonie Bruxelles Paris.