La question a été soulevée cette semaine au Parlement wallon par la députée socialiste Sophie Pécriaux. Elle rappelait que le parc et le château Boël constituent un ensemble emblématique du passé industriel louviérois et qu’ils se situent à deux pas des ascenseurs du canal du Centre et du site minier du Bois-du-Luc. Autant d’arguments qui plaident pour une valorisation patrimoniale forte.

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Dans sa réponse, la ministre du Tourisme et du Patrimoine, Valérie Lescrenier, a confirmé l’intérêt patrimonial du site, tout en rappelant qu’il n’est pas classé. L’Agence wallonne du patrimoine reste néanmoins attentive aux projets développés sur place, une partie du domaine se trouvant dans le périmètre protégé du canal du Centre. Le parc figure aussi à l’inventaire des parcs et jardins historiques de Wallonie.

Mais la perspective d’un soutien via un nouvel appel à projets régional s’éloigne. « Compte tenu du cadre budgétaire actuel, il n’est pas envisagé de renouveler cet appel à projets », a tranché la ministre. Lors de la précédente législature, plus de 60 dossiers avaient été déposés pour une dizaine de lauréats, et le château Boël n’avait pas été retenu.

Pour autant, la Wallonie ne ferme pas la porte aux synergies touristiques. Plusieurs projets de liaisons cyclopiétonnes sont à l’étude, notamment vers le canal historique et le site du Bois-du-Luc, dans le cadre des programmes FEDER. De quoi renforcer la mobilité douce et créer des connexions entre les grands pôles patrimoniaux du Centre.

Faute de classement, les leviers régionaux restent toutefois limités à ce stade. La balle demeure donc largement dans le camp de la Ville de La Louvière, qui poursuit son ambition : transformer le parc Boël en nouvel espace vert accessible à tous, au cœur d’un territoire riche de son passé industriel.