Du tac au tac avec Teklak : « Le Standard se place clairement dans la course au Top 6 »
Personne ne fait pire parmi les quatrièmes des dix meilleurs championnats d’Europe. Il n’y a même pas besoin de faire un ratio pour les compétitions qui n’ont pas encore atteint les 26 journées. Stuttgart, quatrième en Allemagne, Besiktas, quatrième en Turquie, Plzen, quatrième en Tchéquie, et Braga, quatrième au Portugal, ont plus de 40 points avec seulement 23 rencontres disputées. En Italie, le quatrième (l’AS Rome) compte 10 unités de plus que le RSCA en 26 journées.
Les ultimes playoffs à deux vitesses trop différentes ?
Oui, et alors ? Ce petit nombre de points pour le quatrième en Belgique à l’approche de la fin de la phase classique replonge dans le terrible souvenir de la saison 2009-2010, la première avec des playoffs chez nous.
À l’époque, le quatrième (Zulte Waregem) ne comptait que 38 points après 26 journées. Depuis, le quatrième de la phase classique avait toujours fait mieux que 40 unités au même temps de passage, avec un record à 48 points en 2013-2014 (encore Zulte Waregem).
En 2009-2010, cette drôle de phase classique avait débouché sur des playoffs qui n’en avaient que le nom : un cavalier seul d’Anderlecht vers le titre, qui avait fini avec… dix-huit points d’avance sur son dauphin (Gand). La phase finale n’avait pas eu grand intérêt avec trois équipes trop faibles pour embêter les autres (Courtrai, Zulte Waregem et Saint-Trond).
Cette fois, ce sera différent pour le titre puisque le trio de tête (Union, Saint-Trond et Bruges) promet une belle bagarre. Mais, derrière, l’écart sera tel que les playoffs risquent de se jouer à deux vitesses très différentes, comme en 2009-2010, gâchant en partie l’effet de surprise propre à cette mini-compétition qui vit son ultime saison avant la réforme et le retour à un championnat classique sur 34 journées.