Les prochains jours devraient également rester relativement secs. Hormis quelques faibles averses localisées, aucun épisode pluvieux significatif n’est attendu.
La France et l’Espagne suffoquent : dôme de chaleur, incendies et festivités annulées pour le 14 juillet, « une configuration extrêmement préoccupante »Un épisode historique
Ce répit intervient après une période qui restera dans les annales. Selon les relevés de l’IRM, les trente derniers jours constituent la période de trente jours la plus chaude jamais observée à Uccle, quelle que soit la période de l’année.
« Sur les trente derniers jours, la température moyenne à Uccle a atteint 23,5°C. C’est la valeur la plus élevée jamais enregistrée sur un mois glissant. Pour se faire une idée, cela correspond davantage au climat habituel de Toulouse qu’à celui de la Belgique », souligne Pascal Mormal.
La Belgique est même passée tout près d’une deuxième vague de chaleur officielle. « Il s’en est fallu d’un dixième de degré seulement. Le 11 juillet, la température n’a atteint que 29,9°C à Uccle. Sans cela, nous aurions officiellement connu une seconde vague de chaleur. »
Météo : après les canicules, la sécheresse et les orages violents, enfin de bonnes nouvelles ? « Les scénarios n’indiquent pas de configuration extrême »Les orages s’éloignent…
La bonne nouvelle concerne également les orages. Alors que le centre de la France a récemment subi des phénomènes très violents, parfois accompagnés de tornades et de grêle, la Belgique est restée en marge de cette zone explosive.
« Il y a une semaine, nous avions de bonnes raisons de nous inquiéter. Heureusement, la Belgique est restée nettement en dehors de la confrontation entre les masses d’air. Nous ne prévoyons plus de risque important d’orages avant au moins une bonne semaine. »
… mais la sécheresse devient préoccupante
Le principal sujet d’inquiétude se déplace désormais vers le manque de pluie. Depuis le 1er juillet, il n’est tombé que 1,4 mm de précipitations à Uccle, contre une normale de 76,9 mm pour l’ensemble du mois.
« Une grande partie du pays est désormais en situation de sécheresse extrême sur le dernier mois. Les fortes pluies orageuses de fin juin ont surtout provoqué des inondations localisées, sans véritablement reconstituer les réserves d’eau dans les sols. »
Cette situation pourrait maintenir un risque localisé d’incendies de végétation, même si la baisse des températures limite ce danger. Pour l’heure, la météo offre surtout un répit bienvenu après un début d’été historique, sans pour autant mettre fin aux conséquences de cette chaleur exceptionnelle.