
Par RTL info avec Belga
Publié le 17 juillet à 15h50
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Soutenu par la quasi-totalité des députés travaillistes et les syndicats, Andy Burnham, 56 ans, prend la tête du Parti travailliste britannique et s’apprête à succéder à Keir Starmer comme Premier ministre, avec pour objectif de contrer la montée de l’extrême droite.
Andy Burnham a été nommé ce vendredi chef du Parti travailliste britannique lors d’un congrès extraordinaire à Londres, avant son installation officielle lundi à Downing Street où il va succéder au Premier ministre démissionnaire Keir Starmer. « En l’absence d’autre candidat éligible, j’ai l’honneur de déclarer qu’Andy Burnham est le dirigeant dûment élu du Parti travailliste », a déclaré la ministre de l’Intérieur Shabana Mahmood, présidente du Comité exécutif national du Labour. Andy Burnham, 56 ans, a obtenu le soutien d’environ 95 % des 403 députés travaillistes, ainsi que celui des 11 syndicats affiliés au parti.
Une économie et un pays qui fonctionne pour tous ses habitants et tous ses territoiresAndy Burnham, futur Premier ministre
Lors de son premier discours en tant que leader dans les locaux de la confédération syndicale TUC à Londres, où il est apparu souriant et détendu, il a promis aux électeurs d’emprunter « une nouvelle voie, différente de celle que nous suivons depuis quarante ans », avec « une économie et un pays qui fonctionne pour tous ses habitants et tous ses territoires ». Andy Burnham a promis de « redonner espoir » et d’incarner un parti « authentiquement » travailliste : « Nous n’allons pas essayer d’être plus verts que les Verts, ni d’être encore plus Reform que Reform UK », le parti anti-immigration de Nigel Farage, a-t-il déclaré.
Le Labour, arrivé au pouvoir pour un mandat de cinq ans lors des législatives de 2024 après 14 ans de gouvernements conservateurs, est le parti majoritaire au Parlement. Son chef devient automatiquement Premier ministre, sans qu’il y ait besoin de nouvelles élections.
Gérer le pays… mais aussi lutter contre le parti de Farage
Les travaillistes espèrent qu’Andy Burnham, homme charismatique et habile communicant, parviendra à barrer la route à Reform UK, l’ex-Brexit Party d’extrême droite, en tête des sondages pour les prochaines élections législatives prévues en 2029.
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Le nouveau chef du Labour va présenter des propositions autour d’un renouveau économique, promettant notamment la réindustrialisation. Le Royaume-Uni a pris « une série de mauvaises décisions dans les années 1980 », lorsque « le pouvoir politique a été centralisé et le pouvoir économique privatisé », a-t-il déclaré.
Septième Premier ministre en 10 ans
Lundi, après avoir rencontré le roi Charles III, il deviendra le septième Premier ministre britannique en dix ans, signe d’une forte instabilité politique dans le pays. Il succède à Keir Starmer, devenu Premier ministre il y a deux ans après la victoire écrasante des travaillistes aux législatives, mais qui est rapidement devenu impopulaire après des faux pas et des revirements. L’élection d’Andy Burnham comme député le 18 juin dans la circonscription de Makerfield, dans le nord de l’Angleterre, a ouvert la voie vers Downing Street au « roi du Nord », comme il est surnommé.
