À Bruxelles, la mesure a été critiquée de toutes parts. « Je suis scandalisé par cette méthode. Je ne comprends pas cette décision unilatérale prise sans concertation avec les communes concernées », a dénoncé Philippe Close (PS), bourgmestre de la Ville. « Mme Van Bossuyt attend-elle de nouveaux camps de réfugiés dans les parcs ? À part un pourrissement de la situation, que propose-t-elle pour ces gens qui ne vont pas disparaître ? Ce sont les usagers de la ville qui vont subir les conséquences de ce slogan qui ne va rien régler », a-t-il ajouté.

Mêmes inquiétudes auprès du bourgmestre MR de Schaerbeek. « Si la pression migratoire diminue, je m’en réjouis. Par contre, si c’est pour se retrouver avec des personnes dans la rue, notamment dans un quartier comme le quartier Nord qui est déjà extrêmement sous pression, c’est juste catastrophique », a fait savoir Martin de Brabant (MR).

Asile et migration – La Belgique doit prévoir davantage d’alternatives à la détention avant une expulsion« Totalement irresponsable »

Lors de la conférence de presse du gouvernement régional, le ministre-président a annoncé des conséquences. « Quelque chose ne va pas dans la manière dont les chiffres sont présentés. Ce n’est pas sérieux. Nous avons demandé des précisions par rapport à la méthode de calcul. Notre idée n’est pas d’aller à confrontation mais de faire respecter Bruxelles », a indiqué Boris Dilliès.

Sur La Première (RTBF), le ministre bruxellois de l’Action sociale, Ahmed Laaouej, a quant à lui dénoncé une décision « totalement irresponsable et inhumaine, qui va jeter des centaines de personnes dans la rue, dont des enfants, en pleine canicule ».

Asile et migration – Vooruit Bruxelles dénonce lui aussi la suppression de places du Brussels Deal

La ministre Anneleen Van Bossuyt assure pour sa part que des consultations ont eu lieu à plusieurs reprises avec l’ancien et le nouveau gouvernements bruxellois et que « l’accord sur la convention sur le Brussels Deal a toujours été respecté ». Ses partenaires de coalition dans l’Arizona, le CD & V et Vooruit, auraient également fait pression sur le niveau fédéral pour réduire la liste des personnes bénéficiant d’un régime de transit, affirme-t-elle.