« L’inflation est trop élevée », soutient sans ambages la présidente de la Fed de Cleveland (nord) Beth Hammack, dans une publication sur LinkedIn.
Mme Hammack vote cette année sur les taux directeurs américains. La prochaine réunion de la banque centrale est à la fin du mois.
Les investisseurs s’attendent massivement à un statu quo monétaire, le cinquième d’affilée.
Mais plusieurs dissensions semblent se profiler. Douze personnes en tout votent sur les taux.
Dans la Fed de Warsh, des responsables n’excluaient pas une hausse des taux d’intérêt dès juin
« Pour la première fois depuis que je suis en fonction, j’entends des entreprises qui disent penser qu’il faudrait passer à l’action pour endiguer l’inflation, et des consommateurs qui ont du mal à joindre les deux bouts exprimer un sentiment de désespoir grandissant », souligne Mme Hammack.
La veille, sa collègue de la Fed de Dallas (sud) Lorie Logan avait été encore plus directe en plaidant pour une « légère hausse des taux ».
Plusieurs autres responsables – notamment le vice-président de la Fed Philip Jefferson et la gouverneure Lisa Cook – ont de leur côté fait comprendre qu’ils voteraient fin juillet pour un maintien des taux en l’état.
« Il est probable que le vote soit très partagé mais nous imaginons mal la Fed surprendre »
La Réserve fédérale est chargée de maîtriser l’inflation sans casser l’emploi: les taux sont relevés pour calmer les tensions sur les prix, ou abaissés pour relancer la machine économique et éviter que des personnes se retrouvent au chômage.
Le marché du travail américain suscite nettement moins d’inquiétudes actuellement avec un chômage limité à 4,2%, soit autour du plein-emploi.
« La réunion de la Fed domine l’action sur les marchés financiers »
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