L’exposition du peintre Gilt est une promenade dans un univers noir et blanc, aux mille nuances. Il existe plus de 1 500 teintes de gris , précise Gilles Thiebault, peintre. Des rochers, des vagues, la flore maritime face au visiteur qui se laisse emporter dans cet univers, qui cherche moins à représenter un paysage qu’à en révéler une sensation intérieure ». Après des croquis sur le vif, Gilt (surnom de l’artiste) travaille à l’encre en atelier pour créer des paysages improbables, issus de ceux que j’ai vus, dit-il. On n’a pas besoin que ça représente, ça suggère.
L’encre de Chine, ça commence en 1983, lorsqu’il rencontre l’artiste coréen Ung-No Lee. J’ai été impressionné par la calligraphie, par le Japon, raconte-t-il. Je pratique le zen depuis cette date. La calligraphie Shodô est une méditation. On inspire et, au moment d’expirer, on fait le geste ». Autrement dit, l’instant présent.
Cette série explore le dialogue entre le noir profond de l’encre et les espaces de silence du papier. Le vide est essentiel. Ça crée des contrastes. L’artiste travaille souvent sur papier washi, fabriqué à partir de bois de mûrier. L’encre fuse. Le papier prend l’eau. Puis, je maroufle, je lisse.
Jusqu’à dimanche, de 10 h à 10 h 30 et de 15 h 30 à 19 h, salle d’exposition du Phare, place du Marché.