On associe souvent les coups de soleil aux journées de ciel bleu et aux fortes chaleurs. Pourtant, il est tout à fait possible de rougir, voire de brûler, lorsque le ciel est couvert ou qu’il pleut. En cause ? Les rayons ultraviolets (UV), invisibles à l’œil nu et qui traversent plus ou moins facilement la couverture nuageuse.

Est-ce que les rayons UV passent à travers les nuages ?

Oui. Contrairement à une idée largement répandue, les nuages ne bloquent pas totalement les rayons UV. Leur capacité à les filtrer dépend de nombreux paramètres : leur épaisseur, leur densité ou encore leur altitude : « en altitude, l’intensité des UV augmente d’environ 10 % tous les 1 000 mètres, car l’atmosphère filtre moins efficacement le rayonnement. C’est pourquoi le risque de coup de soleil est particulièrement élevé en montagne. En avion, l’exposition est également plus importante, notamment près d’un hublot, ce qui explique que les pilotes et le personnel navigant soient davantage exposés aux UV au cours de leur carrière », explique la docteure Hanane Chahoub, dermatologue.

Un voile nuageux ou des nuages blancs épars laissent passer une grande partie du rayonnement UV. À l’inverse, des nuages très épais ou un ciel d’orage peuvent davantage réduire l’exposition, sans toutefois la supprimer complètement.

Selon les conditions météorologiques, jusqu’à 80 % des UV peuvent encore traverser certains…

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