Sur une centaine d’entre elles, des enfants nus étaient visibles. La juge d’instruction Adeline Wustefeld du tribunal de première instance du Brabant wallon a inculpé Dutroux pour « possession ou diffusion d’images d’abus sexuels sur mineurs », une infraction passible de peines d’emprisonnement pouvant aller jusqu’à dix ans.
« Ces photos ont été glissées sur son lit »
Contacté par l’hebdomadaire, Bruno Dayez, l’avocat de Marc Dutroux a affirmé que ces photos ont été glissées sur son lit pendant l’une de ses promenades, « afin de le harceler ». Il affirme être victime régulièrement de harcèlement de la part de ses codétenus.
Lors de l’audience de la chambre du conseil de Nivelles le 7 novembre 2025, Bruno Dayez a demandé un complément d’enquête. L’avocat souhaite qu’un expert soit désigné pour déterminer l’âge des personnes figurant sur trois photos pornographiques spécifiques retrouvées dans la cellule de Dutroux.
Par ailleurs, Bruno Dayez a soutenu que la simple possession de matériel pornographique par un détenu n’est pas en soi un délit, et que « les photos d’enfants nus découvertes (dans la cellule, NdlR) ne relèvent pas de ce que la loi interdit », peut-on lire chez nos confrères d’Humo.
« Je fournis à Marc Dutroux la seule chose qui le maintient en vie »L’isolement en permanence
Reste la question centrale : comment des images pornographiques ont-elles pu aboutir dans la cellule de Marc Dutroux ? Son seul contact physique avec le monde extérieur est depuis des années Bruno Dayez. Chaque fois qu’il rencontre son avocat, toutes les ailes et couloirs adjacents de la prison de Nivelles sont évacués, et les autres détenus sont isolés dans leurs cellules.
Marc Dutroux purge une peine d’emprisonnement à perpétuité après avoir notamment été condamné pour des enlèvements, des viols ou encore des meurtres de plusieurs enfants et jeunes filles.