Il y aurait de quoi remplir trois ou quatre pages. Au moins. Valérie Six en sourit. Avignon est une fabrique à souvenirs et sa mémoire, un carnet de notes. Il a suffi d’une question pour que les dates, les pièces, les émotions, les anecdotes la rattrapent. Devenue productrice de théâtre, de lectures, Valérie Six a fait ses classes au sein des remparts. Elle y a travaillé 14 ans, a pleuré d’émotion dans la cour d’honneur, tapé à la porte de Jean-Pierre Bacri et découvert Patrice Chéreau. Entre autres…
Quel est votre premier souvenir du Festival d’Avignon ?
« Mon tout premier souvenir du Festival d’Avignon est d’abord celui de mon ignorance. Je ne savais même pas qu’il existait un In et un Off. J’étais ébahie par cette effervescence qui semblait surgir de partout, par cette ville entièrement habitée par le théâtre.
C’était en 1985. J’accompagnais un copain qui venait présenter un spectacle… dans sa propre voiture, une Deux Chevaux dont il retirait les sièges pour pouvoir accueillir deux…